26.11.2010

Émission n°26 : " Mais ou se trouve le pouvoir ?"

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10:13 Publié dans Emissions | Lien permanent | Commentaires (3) |

Commentaires

Sujet crucial, on voit que vous ciblez très bien les points essentiels qui conditionne toute action pour renverser le système...

Cela devient vraiment lassant de voir que du côté militant (Et je parle de toute part, que ce soit ceux à gauche qui n'ont pas abandonné le social ou aux patriotes et identitaires) on cible tout un tas d'hommes de pailles ou d'institutions qui ne sont que des écrans de fumées...

Quant on voit le nombre de personne sincère se concentrant à attaquer ce qu'ils croient le cœur du système alors qu'il s'agit plutôt d'agents parfaitement inter-changeables (evidemment leur précarité est bien moins à pleurer que d'autres), on a juste mal ! Quant on voit autant de gens combattre avec les mêmes modalité qu'il y a un siècle (même types d'actions politiques et syndicales) alors que le pouvoir n'est plus spacialisable et / ou identifiable :

Par exemple, prendre d'assaut physiquement un bâtiment d'une banque centrale ou un siège social aurait quelle impact à l'heure ou un actionnaire ou le gestionnaire d'un fond de pension peut prendre ses décisions depuis un ordinateur portable bien confortablement sur le bord d'une plage n'importe ou dans le monde ?).

Virer Sarkozy de l’Élysée ou Obama de la maison blanche aurait quel impact ? Etc..

On voit qu'il y aura beaucoup de travail à faire à commencer par un travail sur nous-même ne serait-ce que pour mieux convaincre de nouvelles méthodes d'actions !

Dans les méthodes qu'utilise le système pour masquer sa domination et diluer le pouvoir, sera-t-il évoqué l'utilisation de la novlangue pour faire croire à l'horizontalité et la concertation partout ou la hiérarchie s'est résumée à un mode binaire : Hyper-classe mondiale en haut et disponibilité humaine en bas ?
L'utilisation à tout va des mots tels que "démocratisation" (entendre : élargissement de la base consommateurs), "communauté internationale" (même si des fois ils sont plus honnêtes et disent gouvernances mondiale expression pudique pour décrire la dictature mondiale) en sont de très bon exemples...

Écrit par : Sylvain | 27.11.2010

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Je partage l'analyse de Sylvain ; le pouvoir aujourd'hui c'est, selon les mots de Pascal, "une sphère infini dont le centre est partout et la circonférence nulle part" ; tout "contre-pouvoir" demeure enfermé dans cette sphère ; pendre le pouvoir ? C'est être pris par lui, être agi par lui (c'est bien l'enjeu de la succession interne au FN ou du "cas Fini" en Italie) ; d'ailleurs, n'est-il pas confondant que des films qui dévoilent la logique du pouvoir et de son asservissement (de Matrix à Fight Club) soient si bien tolérés par le système ? Et que dire de cette fascination du public pour les films du dévoilement de la logique tentaculaire du pouvoir ?

Donc combattre le pouvoir c'est lui échapper - c'est se positionner là où il n'a aucune prise - cela rejoint l'appel à "l'enracinement spirituel" de M. K. dans la précédente émission ; puisqu'il est partout, dès lors la question essentielle pour nous qui tentons de résister n'est-elle pas : mais où ne se trouve pas le pouvoir ?

Écrit par : Béroald | 27.11.2010

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@Béroald

« Donc combattre le pouvoir c'est lui échapper - c'est se positionner là où il n'a aucune prise - cela rejoint l'appel à "l'enracinement spirituel" de M. K. dans la précédente émission ; puisqu'il est partout, dès lors la question essentielle pour nous qui tentons de résister n'est-elle pas : mais où ne se trouve pas le pouvoir ? »
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Oui l'inversion de la question, pose le problème de façon encore plus intéressante et nous invite à agir intérieurement d'abord, puis à se constituer en communautés qui irradient plutôt que de communautés d'affrontement frontal : Puisque le système n'est pas un front face à nous, mais qu'il a irradié partout, faisons de même et amenons à nous, devançons, ayons de l'élan

Écrit par : Sylvain | 28.11.2010

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