24.10.2011

Émission n°67 : "SURVIVRE À L'EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE"

Piero San Giorgio, michel drac, crise economique, survie, manuel

DIFFUSION LE DIMANCHE 23 OCTOBRE 2011

          

14:55 Publié dans Emissions, Podcasts | Lien permanent | Commentaires (50) |

Commentaires

Quelques conseils pour mon "Bug-out-bag" ?

Écrit par : Béroald | 19.10.2011

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Encore faudrait il que cet effondrement se produise ...

Qu'allez vous pouvoir dire à part : Achetez de l'or ! Alors que c'est super cher.

Je n'ai AUCUNE inquiétude, même en cas d'effondrement ... mais c'est le provincial qui parle.

Écrit par : Julien | 19.10.2011

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Est ce ...
FAIRE SON JARDIN?
FAIRE SES VOLAILLES?
SES CONSERVES? SES CONFITURES? CONGELER SES PROPRES PRODUITS DU JARDIN?
TIRER SON BOIS DE CHAUFFAGE
VISER L'AUTONOMIE POUR NE DEVOIR ACHETER SUR LE MARCHE QUE LE STRICT NECESSAIRE? (cad outils, Produits d'Hygiéne, vétements, papeterie et livres)
RECICLER LE MAXIMUM POUR SOI (et non pas pour le systéme) ET REVALORISER SES REBUTS AFIN DE NE PAS ENGAGER DE FRAIS OU LES DIMINUER.
SUPPRIMER CE QUI N'EST PAS NECESSAIRE: TELEVISION ET DIVERTISSEMENT ABETISANT, APPAREIL MODERNE GOURMAND EN ENERGIE ET RETOURNER PROGRESSIVEMENT A L'ANCIEN.
??????
Le Dobermann.

Écrit par : Le Dobermann | 20.10.2011

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EN REACTION A L'EMISSION

CECI EST MON PREMIER COMMENTAIRE DEPUIS 5 ANS DE WEB TOUS SUJETS CONFONDUS, IL RISQUE D'ETRE ASSEZ LONG

CREER UN NOUVEAU CONCEPT INTITULE BASE AUTONOME DURABLE EST UNE SOLUTION EN CAS DE CRISE

MAJEURE MAIS POURQUOI SE CONFORMER A CE FUNESTE CAS EXTREME PLUTOT QUE D'ENVISAGER UN CHANGEMENT

DE COMPORTEMENT AU QUOTIDIEN DE LA PART DE NOS CAMARADES TOUT EN ETAYANT NOS DOCTRINES , NOS

CRITIQUES DUCAPITALISME ET DU FAUX SOCIALISME ET CE AFIN D'AMENER UN GRAND NOMBRES DES GENS DE

NOTRE PEUPLE A NOS CONVICTIONS.

POUR MA PART VOILA DIX ANS QUE J'AI TENTE L'EXPERIENCE POUR LE COMPTE DE MA FAMILLE: POTAGER ME

PERMETTANT UNE TOTALE AUTONOMIE EN LEGUMES; MICRO ELEVAGE CANARDS POULES POULETS LAPINS ET COCHONS

L'HIVER, VERGER DES PLUS COMPLETS TOUT CELA MENE DE FACON RESPECTUEUSE DE NOTRE TERRE.

AUTONOMIE DE CHAUFFAGE ET PROJET DE FORAGE EN VUE A COURT TERME.

LE TOUT N'EST PAS EN VUE DE SURVIVRE A UN EVENTUEL CHAOS, MAIS D'AVOIR UN IMPACT MINIME SUR L'ECONOMIE


LA PRODUCTION DE RICHESSE AVEUGLE, BREF DE PARTICIPER JUSTE CE QU'IL FAUT AU SYSTEME POUR NE PAS EN

ETRE L'ESCLAVE ET POUVOIR AINSI SE PERMETTRE DES PRISES DE PAROLES A CONTRE COURANT SANS RISQUE DE SE

RETROUVER A LA RUE FINANCIEREMENT.

A NOTER QUE JE SUIS COMMERCANT, QUE J'AI CHOISI DE RESTER A TAILLE MODESTE CE QUI IMPLIQUE PEU DE CHARGES,

PEU DE TVA, PEU DE VERSEMENTS AUX COLLECTIVITES QUI MENENT DES POLITIQUES A L'ENCONTRE DE NOS ATTENTES;

VOILA POUR MOI DES ACTES DE RESISTANCES DES PLUS CONCRETS EN TERRE SOCIALO-COMMUNISTE !!!

MON OPPOSITION A CES MAFIEUX EST DE NOTORIETE PUBLIQUE, ET MALGRE LES CONSIGNES LOCALES POUR NE PAS

ME FAIRE CONFIANCE DANS MON TRAVAIL QUI EST POURTANT EXELLENT (LES MAIRES DU CANTON AUX ORDRES

OBEISSENT AU DOIGT ET A L'OEIL) JE RESISTE FINANCIEREMENT MALGRES LES DISCRIMINATIONS.

DE PLUS, NOUS AVONS CREE AVEC QUELQUES VILLAGEOIS DE TOUS BORDS U ASSOCIATION DE JARDINS PARTAGES

EN VUE DE L'AMELIORATION DE NOS CONDITIONS DE VIE QUI NOUS PERMET D'ABORDER DES SUJETS SOCIETAUX ET

TENTER D'Y REMEDIER. MAIS CE LONG APPRENTISSAGE NE SE FAIT PAS EN SE COUPANT DE LA SOCIETE SI MOCHE SOIT

ELLE, IL DOIT DE FAIRE AU CONTACT DE CEUX QUI SAVENT, QUI VIVENT ENCORE LEUR CULTURE, ET ILS SONT

NOMBREUX. TOUT CELE POUR DIRE QUE L'ON PEUT APPARTENIR A LA MOUVANCE NATIONALISTE REVOLUTIONNAIRE,

PENSER PRIORITAIREMENT AUX NOTRES ET SE FAIRE UN DEVOIR DE LES ECLAIRER.

PAR CONTRE JE CONSTATE QU'IL EST DIFFICILE DE PORTER CETTE PAROLE DANS LES RANGS DE LA JEUNESSE

NATIONALISTE, PAS ASSEZ PROVOCATEUR SANS DOUTE!

DE PLUS, TENTER DES PROJETS QUI VISENT A SE COUPER DU MONDE SONT STERILES, C'EST DES DISCOURS

POLITIQUES CLASSIQUES QUE NOUS DEVONS NOUS AFFRANCHIR ET PROPOSER DES ALTERNATIVES CREDIBLES A CEUX

N'ONT PLUS FOI EN RIEN.

Écrit par : YVAN | 04.11.2011

Pour poursuivre le fil de "Le Dobermann"...

Oui, il faut tendre vers l'autonomie. Pour ceux qui sont à la campagne, c'est peu être plus facile (potager, poulailler, ferme à proximité, etc...). Mais autonomie ne veut pas dire repli sur soi, c'est à dire qu'il va falloir être solidaire et pas seulement avec sa famille mais à tous ceux qui se seront se réunir et qui seront dans la difficulté.

Personnellement, je conseillerai de retirer chaque mois, le maximum de billets aux Postes et banques et laisser le miminum pour les payer les factures. Comme le dit Frédéric Lordon ou Pierre Jovanovic, le jour où les DAB (distributeurs automatiques de billets) seront bloqués, il ne vous restera que le contenu de votre porte monnaie pour vivre. Alors OUI au Bank run, ceci accélérera un processus de faillite inéluctable.
Faire des provisions, oui, si elles arrivent à expiration, les manger puis les remplacés. Deux ou trois mois de provision pour la famille.

C'est un scénario noir, et ce n'est pas facile à entendre. Nul doute que cette émission saura donner de précieux conseils.
Espérons que l'excellent Monsieur K se ra de la partie pour ses brillantes analyses.

Quant à l'Or et l'Argent, je me pose toujours cette question: comment acheter ma baguette avec un napoléon qui vaut ou vaudra 250-300-500 euros...Reste que tout est fait en ce moment pour fliquer le citoyens qui achète de l'Or, pour quels raisons, je vous laisse juge.

Pour suivre régulièrement, Delamarche, Jovanovic, Debra Rocha, je peux vous dire qu'il n'ont jamais été aussi alarmistes qu'en octobre 2011. La crises bancaire aura lieu avant mai 2012 et sans doute avant la fin de cette année. Les grandes banques françaises vont devoir s'assoir sur 100 milliards d'euros et leurs CDS associés...aux abris!

Remettons à la mode les mots oubliés: solidarité, altruisme, générosité, entraide.

BAB

Écrit par : Bab | 23.10.2011

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Bonjour à toute l’équipe et encore merci pour l’émission précédente sur « l’Europe en questions » encore une fois d’une très grande profondeur et révélatrice de la complexité qu’il peut y avoir à prendre aujourd’hui la bonne décision en ce qui concerne l’avenir de notre continent Européen.

Je reste cependant toujours frustré, frustration qui de plus en plus ce transforme en inquiétude lorsque systématiquement lorsque le Mondialisme s’invite dans vos débat (que ce soit avec un Pierre Hillard, Un Alain Soral ou l’excellent George Feltin-Tracol) et ce fut encore le cas dans l’émission précédente notamment à l’évocation de la création de la Pan-Europe et de son créateur Richard Coudenhove-Kalergi puis de son actuel digne représentant, Jean-Claude Empereur vous puissiez systématiquement faire l’impasse sur les origines maçonnique de la construction Européenne qui se retrouve entre autre dans la forme architecturale du Parlement Européen.

En effet il ne peut avoir échappé à vos historiens et encore moins à vos invités précités que le Parlement Européen de Strasbourg est érigé sur le modèle de la Tour de Babel peinte par Bruegel, tour de Babel elle-même entourée par un bâtiment en forme de Pyramide avec Œil d’Horus (Vu du ciel). Maintenant il est toujours possible de nier une telle évidence, mais ce serait un peu comme nier que la Pyramide avec Œil d’Horus se trouvant sur les dollars américains n’est pas un symbole maçonnique mais une jolie figure géométrique mise là pour le plaisir des yeux.

Maintenant, reconnaitre effectivement la symbolique maçonnique de l’architecture du parlement Européen c’est également en accepter l’interprétation et lorsque l’on connait l’histoire de la Mythique tour de Babel et du Roi Nimrod mais surtout comment le rêve d’union des peuples du premier mondialiste se termine, il ne fait aucun doute que l’Europe est « un machin » qui dès le départ à été construit pour exploser à la fin (ne vous en déplaise, c’est une certitude qui ne sera altérée par aucun plan B).

Comprendre cela, c’est comprendre aussi que cet outil des mondialistes francs-Maçons américains va permettre par l’explosion programmée du système bancaire de la Zone Euro, entrainer avec la plus belle des excuses l’explosion du système financier et monétaire américain par ricochet.

Comment pouvez-vous donc en 1h30 d’émission passé à côté de ce qui est à n’en plus douter la touche finale du prochain « Ordo Ab Chaos » cher à nos élites dégénérés pratiquants de la religion qui ne porte pas son nom et que l’on retrouve dans le mouvement New Age qui trouve ses origines dans la Société Théosophique de Madame Blavatsky et surtout de son associé Franc-maçon Henry Stell Olcott, le tout servant masquer les origines Egyptienne de cette religion.
Remarque importante : Seul le dernier grade de la FM compte, le reste n’étant que folklore et source de minimisation. Le dernier grade étant composé de membres qui font pipi sur la Franc-maçonnerie et ceux qui composent les grades inférieurs.

Maintenant il convient de relire « Le meilleur des Mondes » D’Aldous Huxley (je ne vous ferais pas l’affront de vous expliquer les liens entre ce penseur des années 30, son frère et le mondialisme) pour bien comprendre vers où notre monde doit aller, mais surtout de bien comprendre que la place du continent Européen se cantonne à une représentation à minimale par son administrateur au sein d’une entité mondiale qui organise la domination sans exclusive de troupeaux d’être « humains » qui n’en sont plus.

Tout ceci n’a pour but que l’objectif à atteindre que l’on retrouve dans la mise en place d’une société où les 10 commandements pour l’Humanité future gravés sur les Georgia GuideStones seront les nouvelles tables de la loi.

Les seuls soucis avec ses dix commandements, se trouvent dans le premier : Il faudra maintenir l’humanité en dessous de 500 000 000 d’individus.
Libre à vous de penser que vous en ferez parti, raison probablement pour laquelle jamais vous n’aborderez les origines maçonniques de la construction Européenne.
Seulement ne doutez pas un instant que ceux que vous soutenez, vous ont caché le principal et que ce principal, croyez moi ne vous assure aucunement la survie.
A moins que vous ayez tous votre place dans un bunker de la Suisse (surement monsieur Soral) du dessous ou bien encore à l’aéroport de Denvers qui sera le vrai centre de commandement du Nouvel Ordre Mondial. Jérusalem n’étant qu’un leurre et Israël une construction maçonnique qui explosera elle aussi très bientôt comme prévue. En effet, je n’apprends j’espère rien à personne lorsque j’affirme qu’Israël est une construction maçonnique, une des preuves étant que sa plus haute juridiction (la cours suprême) est un temple maçonnique avec sur son toit une pyramide avec Œil d’Horus visible uniquement du ciel ou de l’intérieur de l’édifice.

Pour finir pourquoi ne pas envisager que du club Bilderberg en passant par « le Siècle » ce soit bien l’intérêt du peuple (contre sa volonté, parce que savoir amènera le chaos avant l’heure) qui y est abordé ?.
Relisez encore les œuvres des mondialistes et visionnez les dernières productions hollywoodiennes, mais cette fois faite le avec la vision d’une terre ou de nouveau la Pangée ce serait reconstituée ou sur le point de le faire.

L’émission de ce soir, dont le titre colle parfaitement à mes propos, verra peut-être un semblant de Résistance pointer le bout de son nez face au seul ennemi des peuples à combattre, le dernier grade de la maçonnerie, qui j’en suis certain ne se compose pas de Francs-maçons tel qu’ils se définissent dans les grades inférieurs.

Portez-vous bien…

Stef

Écrit par : Stef2892 | 23.10.2011

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La mort de la victime du vampire entraîne tôt ou tard la mort du vampire.

Pour l'or, c'est peut-être déjà trop tard...

Écrit par : JB | 23.10.2011

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Merci, vivement le podcast que j'écoute ça :)

Écrit par : Albatros | 24.10.2011

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A peine le temps de l'écrire que déjà le MP3 est dispo, MERCI !

Écrit par : Albatros | 24.10.2011

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Et pour ceux qui sont en ville comme moi,et qui n'ont pas les moyens de vivre dans une base autonome durable avec une communauté solidaire,qu'est ce qu'on fait?Cette émission m'a fait peur,c'est très angoissant,si il y a quelqu'un pour me donner un ou des conseils je le lirais bien volontier avec grande attention.

Écrit par : nordine | 24.10.2011

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Intéressant.
Cependant, il faut de sacrés moyens pour ne serrais se commencer à se préparer.
La plupart d' entre nous ont un loyé ( donc non propriétaire ) d' un appartement ( plus souvent un studio d' ailleurs ) donc sans terrain, avec si on a de la chance un boulot ( souvent de merde ) qui nous permet tout juste de survivre ( on en ai déjà là ).
Alors pour ce qui est du potager, et de la coupe du bois etc etc, c'est pas gagné.
Celà me fait penser à ceux qui arrêtent pas de nous dire d' acheter de l' or et argent. Mais avec quel blé ?!
Mais peut être y a t il quelques réponses dans les ouvrages des derniers invités, ou alors nous sommes destiné à nous étriper joyeusement, pendant que d' autres pourrons survire grâce à leurs biens et leur travail fait en amont à la campagne.
Et pour ce qui est du repli à la campagne dans une situation de crise c'est à mon avis une étape mortelle, couvre feux, barrages, contrôles routiers, guerilla, plus d' eau, electricité etc etc et surtout pour aller ou ? la majorité des gents habitant en ville n' ont plus personnes en campagne.
Mais on y est pas, et bien que l' écroulement du System est souhaitable, j' ai peur que les gents ne réalisent pas vraiment ce que cela signifiera pour eux. Le passage sur les centrales nucléaires n' est qu' un exemple parmis beaucoup d' autres.
Sur ce, good luck and have fun.

Écrit par : Taran | 24.10.2011

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désolé Nordine, je viens surement de te démoralisé...

Écrit par : Taran | 24.10.2011

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Je l'étais déjà alors un peu plus un peu moins,rien ne change,et ce qui m'exaspère est qu'il y a trop d'individus atomisés par ce système aliénant,si une majorité commençait à se déconditionner,je serais moins démoralisé,mais non la majorité est complètement aliénée par la modernité,que faire,comme disait Evola etre une sentinelle au milieu des ruines n'empechera pas l'écroulement,il ne fut pas se faire d'illusion,nous sommes dans la période de l'extreme fin de Kali-Yuga.

Écrit par : nordine | 25.10.2011

Bonjour à tous les auditeurs de Méridien Zéro,
Je viens de parcourir avec grande attention vos réflexions sur notre capacité à surmonter cette nuit de "l'âge sombre"...
Bon nombre d'entre nous vivent effectivement dans de grandes métropoles pour des raisons d'ordre essentiellement professionnelles, et changer son mode de vie par anticipation à un effondrement économique nécessite une très forte motivation personnelle.
Mais elle n'est pas suffisante:  la capacité à résister dépendra de notre faculté à nous transformer  intérieurement...avant toute chose, nous devons changer nos repérés de vie (pratiquer une rupture ontologique de niveau comme dirait Castaneda), et être progressivement dans la juste mesure des choses, apprendre à faire taire notre mental notre dialogue intérieur, participer d'un lâcher prise,pour que le corps perde progressivement les appétences  aux besoins extérieurs. Etre capable de supporter une vie  "spartiate", en diminuant progressivement ses besoins alimentaires, son consumérisme  compulsif, ses besoins en énergie.
Beaucoup d'entre nous ne serons pas préparés a ce changement draconien, commençons donc par cela...
Outre cette quete interieure, vous  pouvez aussi vous aguerrir le corps  par une pratique  des disciplines martiales, avoir une licence de chasse ou de tir afin de se familiariser avec des règles évidentes de sécurité...avoir un réflexe de survie....
Anticiper de manière simple et modeste ses besoins alimentaires, en retrouvant par exemple  les habitudes de nos grand-mères avec les bocaux de conserves ( pas d'électricité pas de frigo), sachez faire aussi votre pain qui reste l'alimentation de base de notre société...
Enfin, Prévoyez un peu de stockage  d'essence..afin d'éviter toute pénurie pour l'ultime déplacement .l'idée étant de pouvoir rejoindre le jour venu  une BAD si vous n'en avez pas établi une pour vous et votre famille.

Déterminez a l'avance un point de chute ou vous pourrez vous rassembler avec quelques volontaires afin de vous rendre  sur ce lieu de vie et de résistance ! 

Personnellement, j'oeuvre à cette tache depuis 7 ans et lorsque le moment viendra les  bonnes volontés seront les bienvenus pour renforcer nos bras armés et nos âmes tendus  qui face au soleil nous propulserons vers un nouvel âge d'Or.   
 Bon courage et tenez bon !!!

Écrit par : Rigvald | 24.10.2011

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Rigvald a surement lu Julius Evola et René Guénon,vive le nouvel age d'or où nous pourrons vivre dans une société de caractère qualitatif,organique,différencié et vivant.

Écrit par : nordine | 25.10.2011

Nordine, ton appréciation est juste...
La composante de notre etre est tri-fonctionnelle,
Et sous couvert d'événements mettant en exergue
L'involution du monde manifesté, nous ne devons pas
Perdre le principe : la nécessite d'un retour en centralité,
Un retour à nos origines intérieures.
La force du lien social passe nécessairement par une
Conscience et une perception spirituelle du monde unique permettant
De recréer une Hirde un clan constitutif d'une Hamingia
Commune.

Écrit par : Rigvald | 26.10.2011

Je suis bien heureux de voir que nous avons en commun la meme vision du monde,il faut viser une aristocratie de l'esprit.
Nous devons le mériter cet age d'or,je suis persuadé que nous sommes à la fin d'un cycle,la fin de l'age de fer.
L'ordre du cosmos règnera en maitre,et les hommes auront retrouver leur spiritualité.Les Titans de l'avoir n'auront pas raison
des Dieux ou du Dieu de l'etre.A la fin du cycle dissolvant présent,les lumières de la Tradition viendront à bout des lumières
des encyclopédistes modernes.La modernité va se dissoudre comme un caillou au fond d'une rivière,et devenir du sable,
et après le retour au réel divin et cosmique sera pleinement réintégré au sein des hommes.A suivre les travaux de Laurent James
et Alexandre Douguine,il y a eu une conférence à Moscou à ce sujet pour une union chevaleresque des spiritualités,et amener
la parousie finale,il est certain que nous serons les vainqueurs.

Écrit par : nordine | 26.10.2011

Une solution simple consiste à opérer des regroupements d'amis. De kameraden...
Il est évident que lorsque la tour de babel va se casser la gueule, il ne fera pas bon se retrouver seul.
Mais même pour ceux qui vivent seuls en ville, il serait bien extraordinaire qu'ils n'aient pas de famille ou d'amis à la campagne.
Si je prend mon cas personnel, je suis "campagnard", avec potager, poules, pigeons and Co. Et bien ce dont j'aurai besoin, ce sera de bras pour m'aider à cultiver et surtout à protéger tout ça. Au delà de mon cercle familiale et amical, je n'hésiterai pas à recueillir toutes les familles de bonne volonté et surtout qui me ressembleront...
Et croyez bien que je ne suis pas un cas isolé.
C'est dans ces situations exceptionnelles que les associations type "casa pound" et autres trouveront leurs utilités.
Comme l'écrivait un auditeur, ce qui primera, c'est la solidarité, mais ne soyons pas dupe, elle ne fonctionnera qu'avec nos amis et des gens de notre famille de pensé. les autres, il faudra s'en méfier. Homo homini lupus...
Alors commencez dès maintenant à répartir les rôles. Qui s'occupe de récupérer du carburant pour le groupe électrogène, (au moins au début), qui s'occupe de récupérer de la nourriture, des cartouches, ... ?
Une fois que chacun connais son rôle, aux premiers prémices, on se regroupe à la BAD et on apprend à survivre.
Je suis comme l'auteur, je n'arrive pas à trouver ce "futur" désolant; C'est au contraire une formidable opportunité de commencer autre chose. C'est peut être le fameux "matin du grand soir" tant attendu par le jeune militant que je fût jadis. lol
haut les cœurs et demain nous appartient !!!!

Écrit par : Pinot | 24.10.2011

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C'est angoissant. Très. Mais un homme avertis en vaut deux. j'ai toujours su au fond de moi que ce monde courait à sa perte. j'ai l'impression de l'avoir toujours su. Même très jeune. Aujourd'hui j'ai quand même peur. Peur pour mes enfants, si jeunes.
Je mes suis installé à la campagne, car je sais que là, ce sera moins pire qu'ailleurs. mais je ne suis absolument pas prêt.
je me dit aussi que comme rien ne se passe jamais comme prévu, en fait personne ou presque n'est prêt et ne le sera jamais.
cela ne me rassure pas pour autant.

Merci pour cette émission particulièrement ... anxiogène ...
On va tous psychoter comme des malades au fin fond de nos baraques bunkerisées maintenant ! mdr

On se retrouvera au Walhalla, pour le meilleur du pire.

Écrit par : y | 24.10.2011

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Allons , allons, Il ne faut pas psychoter, attention, autonomie ne veut pas dire autarcie et replie sur soi, limiter ses dépendances et sortir progressivement du jeu du marché, voila la bonne démarche a suivre, tout en continuant raisonnablement a utiliser les progrès de la technique , et bien sur a bon escient pour mener a bien nos démarches (exemple: conserver un téléphone portable, mais a un cout faible 20€ à 30€ par mois maximum en recharge, éviter l'abonnement, conserver un abonnement internet a moindre cout, disposer d'un compte avec carte de retrait uniquement, utiliser le chèque de banque car il est sans frais, ne laisser aucune marge de manœuvre a votre banquier). Si nous ne pouvons modifier notre environnement, nous pouvons en revanche conditionner nos actes pour limiter les effets néfastes de se dernier sur notre vie et attendre que celui ci périclite, ou nous soit plus favorable, être stoïque .
Il est vrai que la solidarité devra jouer un rôle important dans l'avenir, mais a condition qu'elle ne soit pas unilatérale. Il faut alors bien choisir sa communauté de camarades.
Rationaliser sa façon de penser, anticiper, et surtout travailler pour soi avant tout, ne pas laisser la place au sentimentalisme, le maillon faible d'un groupe doit être remis sur le bon chemin.
Enfin, rester maître de son destin, en homme libre, agir en conseil ou table ronde et ne pas se laisser influencer par les petits chefs.

savoir c'est prévoir pour pouvoir...

Le Dobermann.

Écrit par : le Dobermann | 25.10.2011

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Piero San Giorgio a déprimé tout les auditeurs ! :D

Forcément si on ne parlait pas du même effondrement ... moi je le voyais plutôt dû a une crise économique; vous annoncez carrément l'épuisement des ressources mondiales dans les 30 années à venir !

PS : Le journaliste Daniel Estulin avait infiltré Bilderberg en 2005 et ramené les mêmes conclusions que Michel Drac.

Extrait : (La crise économique semble "prévue" dès 2005)

L'Energie

Un Bilderberger Américain a exprimé ses inquiétudes concernant la montée en flèche du prix du pétrole. Un "initié" de l'industrie pétrolière a fait remarquer que la croissance n'est pas possible sans énergie et que, selon tous les indicateurs, les réserves d'énergie mondiale approchent de leur épuisement beaucoup plus vite que les dirigeants du monde ne l'ont anticipé. Selon nos sources, les Bilderbergers estiment que les réserves accessibles de pétrole sont au maximum de 35 ans, compte tenu du développement économique et de la population actuelles. Toutefois, un des représentants d'un cartel pétrolier a fait remarquer la nécessité de prendre en compte dans cette équation l'explosion de la population ainsi que la croissance économique et la demande pétrolière de la Chine et de l'Inde. Selon ces conditions révisées, il y a apparemment seulement assez de pétrole pour durer 20 ans. Plus de pétrole signera la fin du système financier mondial. Tout cela a été reconnu par le Wall Street Journal et le Financial Times, deux périodiques qui sont régulièrement présents à la conférence annuelle des Bilderbergers.

En conclusion, attendez-vous à une sévère crise de l'économie mondiale dans les deux prochaines années alors que les Bilderbergers tenteront de protéger les réserves de pétrole restantes en prenant l'argent des mains des gens. Dans une récession ou, au pire, une dépression, les populations seront obligées de diminuer radicalement leurs habitudes de dépenses, assurant ainsi un plus long approvisionnement de pétrole aux riches de ce monde alors qu'ils tenteront de concocter une solution.

Écrit par : Julien | 25.10.2011

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Eh ben, à côté de celle-là, l'émission sur le paganisme n'a déclenché que peu de réponses ! Une émission très intéressante, j'avais déjà entendu Piero San Giorgio chez Ratier, mais là vous avez d'avantage creusé le côté pratique, à tel point que j'ai commandé le bouquin !

Quelques remarques : que penser du fameux moteur à eau dont les plans circulent sur le net et dont les capacités semblent peu limitées ? (je ne dis pas "illimitées" parce que ça ne fait avancer une voiture qu'à 50-60 quand ça démarre, mais c'est toujours ça) Le concept de BAD, inspiré des travaux de l'anarchiste ontologique Hakim Bey, est tout de même très individualiste, avec un fondement libéral sous-jacent (chacun sa pomme, merde au politique, etc.) ; pourquoi ne pas avoir soulevé ce défaut du concept ?

Corsairement,
LO

Écrit par : LO | 25.10.2011

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Dans le dernier numéro de l’Ecologiste (N°34) toujours intéressant surtout l'article de Chris Martenson, la résilience: commencez maintenant! Le chapeau commence ainsi « Et si demain le système économique s’effondrait ? comment se préparer individuellement et collectivement ? Il faut être résilient, c'est-à-dire apte à résister aux chocs. (…) »
Selon l’auteur , ll est important de devenir résilient. C'est-à-dire, de se préparer aux changements à venir, à l'effondrement de notre système économique et sociale.
Ensuite il nous propose d'examiner comment se préparer à satisfaire nos besoins de base, comme la nourriture, l'eau, l'habitat, la chaleur et notre besoin d'électricité:

-Créer des liens ,un cercle d'amis « La communauté est le lien le plus important de la résilience.(..) Je vous recommande de travailler avec des gens en qui vous avez confiance et dont vous partagez les valeurs de base »
Faire des réserves de nourriture: aliments à bonne conservation


Augmenter nous sources de nourriture locale: paysans des alentours, Amap...

Acquérir de l'expérience dans la culture d'un potager, élévage de poules, la mise en conserve...

Le stockage de l'eau: récupération eau de pluie, filtrage, installation petit système de pompage...

L'énergie: multiplier source de chauffage, installation d'un chauffe-eau solaire, isolation...

Il y a aussi son site en anglais http://www.chrismartenson.com/



Un dossier vraiment intéressant

Écrit par : Fabrice | 26.10.2011

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Pour information, la librairie Facta, qui accueillait l'auteur samedi pour une séance de dédicace, est en rupture de stock suite à un raz-de-marée de clients (150 en un après-midi) et il semblerait que les éditions Le retour aux sources soient vite obligé de faire un second tirage.

Faut-il y voir le signe que de plus en plus de gens sont convaincus que l'écroulement du système approche et qu'il sera brutal ?

Écrit par : LO | 26.10.2011

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émission intéressante, en effet, mais permettez-moi quelques remarques :

le point noir c'est que votre survivant sera analphabète, inculte et niais puisque que tous les philosophes et les littéraires seront morts de faim ou alors devenus tanneurs ou forgerons, ils auront oublié leurs déclinaisons latines et leurs classiques grecs ! Je dis ça en blaguant mais dans aucun des 7 points mis en évidence par votre invité la culture et le savoir n'ont été évoqués comme des "besoins vitaux" alors je vous dis non merci ; si je veux bien passer 3 heures pour allumer du feu par friction, c'est pour ensuite entendre quelqu'un me raconter les exploits d'Ulysse ; si nous pouvons défendre un "survivalisme identitaire" c'est pour que notre identité et notre culture survivent, c'est là la priorité sinon je vois pas l'intérêt ; j'attends de lire le livre pour me faire une opinion plus juste mais si dans sa BAD il n'y a aucune bibliothèque alors pour moi nous nous trompons de combat. Il faut voir plus loin que simplement "sauver sa pomme" !

Si la démarche de votre invité est tout à fait recevable, elle repose toute de même sur un impératif : pas mal de moyens financiers... tout le monde n'est pas conseiller en marketing la semaine et survivaliste le WE ! Et c'est bien là qu'est la difficulté : être un survivaliste c'est comme entrer en religion, c'est une rupture totale avec les modes de vie habituels et toute une vision du monde à adopter ; un saut est à faire ; pour la plupart d'entre nous (dans le revenu médian) ce saut ne se fera pas sans mal ; alors oui, avoir bien réussi sa vie professionnelle comme votre invité et pouvoir se maintenir dans les deux régimes est l'idéal mais pour moi cela reste l'apanage de gens privilégiés (je dis cela sans mépris).

Il me semble plus pertinent d'adopter une approche médiane : un EDC & un BOB toujours prêts, une stratégie de replis au cas où, quelques de base à maîtriser, (voir comme l'a indiqué l'ami Sturm le forum de David Manise) bref une approche très pragmatique et consciente de ses propres limites, ne pas non plus surestimer ses capacités d'anticipation puisque ce qui tue c'est ce qui n'était pas prévu et que donc par essence on n'a pas vu venir...

(M. PGL au "systema" ? Je vous voyais comme un spécialiste de savate et de canne de combat... pas en Spetsnaz !)

Salutations

Écrit par : Béroald | 27.10.2011

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eh! vous avez raison!
c'est bien pour cela que le point 5 (sur 7) de la survie est la "connaissance" qui inclut les éléments de culture qu'il faut savegarder. pour les uns ce sera Prokofiev, Metallica ou Cali (!), pour d'autres ce sera la littératures, des tableaux de maître (si le budget le permet) ou d'autres oeuvres d'art!

Écrit par : Piero San Giorgio | 30.10.2011

Bonjour a toutes (?) et a tous,
commentaires intéressants et pertinents. Ca fait toujours plaisir de voir de l'intérêt pour un sujet qui, à l'évidence, m'est cher.
Ne pouvant pas répondre a chaque commentaire (je suis occupé à préparer ma BAD pour l'hiver - potager, champs, animaux, soin des bâtiments), je vous invite à venir à l'une de mes prochaines conférences/café/verrée en France et ailleurs ces prochains mois.... (les dates seront communiqueées ASAP, ou sur mon profil Facebook (oui, je sais...) ) ainsi, nous pourrons discuter de vive voix des préoccupations et des questions qui ne sont pas couvertes dans les 420 pages du bouquin!
Bien à vous!

Écrit par : Piero San Giorgio | 30.10.2011

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Quand on parle de survivre au possible effondrement économique il ne faut pas tomber dans l'utopie néo-rurale ou le délire survivaliste. Nous ne sommes pas dans une dictature militaire, vivre à la campagne est relativement facile il suffit de le vouloir. Dans de très nombreux villages il y a des maisons ou des appartements à louer à des prix relativement bas si on accepte de vivre dans le village.Cela suffit pour commencer et pour s'intégrer à la communauté locale. Pas besoin d'emprunter et d'acheter une maison isolée avec des terre. Cela peut se faire plus tard, il ne faut surtout pas tomber dans le piège de l'urgence comme si la fin du monde était pour demain. Vivre à la campagne demande de la patience. Car pourquoi vouloir fonder des communautés alors que les communautés locales existent ? Si vous attendez que des gens partageant toutes vos idées arrivent, vous risquez d'attendre longtemps, il faut s'adapter au fait local, à la vie locale et faire avec les gens qui sont déjà là.
S'intégrer à la vie locale est facile pour les gens qui ont des enfants qui vont rapidement se faire des copains à l'école, pour les autres il faut participer à la vie locale et là tout dépend des lieux: association culturelle, société de chasse, comité des fêtes,... Cela peut sembler dérisoire mais c'est le seul moyen pour peu à peu faire parti du village.
Il faut bien sûr se pencher sur une carte et choisir un lieu qui ne soit pas trop perdu, loin de tout. Ceux qui travaillent dans une grande ville doivent faire des sacrifices (utilisation de la voiture pour aller travailler, transports en commun, etc...).De toute façon il ne faut pas rêver, il y a peu de travail à la campagne et le plus souvent saisonnier. Mais il y a aussi quelques opportunités de travailler localement soit en développant son propre travail, soit en travaillant dans une entreprise locale car la campagne n'est pas un désert, il existe tout un tissu de très petites entreprises. Mais là aussi on sera au courant de ce genre d'opportunités si on est intégré à la vie locale et si on a su créer un "réseau" amical.
On ne s'improvise pas paysan, il y a tout un savoir qu'hélas la plupart d'entre nous n'avons pas et qu'on ne peut pas apprendre dans les livres. Nous sommes les enfants de notre époque et récupérer ce savoir est un long, très long chemin. Mais on peut tout à fait vivre à la campagne sans devenir obligatoirement un paysan et acheter (et souvent se ruiner) dans l'achat d'une ferme.
Il faut donc réfléchir à son projet, être patient, s'adapter aux faits locaux, s'intégrer aux communautés villageoises déjà existantes.

Écrit par : Emile | 30.10.2011

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Personne n'a dit qu'il était impossible de vivre à la campagne du fait d'un oukase du système. En revanche, vous idéalisez un peu trop les villages : la population est plus que vieillissante, les solidarités s'effondrent (mais ont-elles jamais existé avec la petite vieille du coin qui lève le rideau dès que quelqu'un passe près de chez elle ?), les écoles/cafés/postes/PME ferment les uns après les autres, l'individualisme monte en flèche, et les rares jeunes qui restent s'enfoncent dans le vandalisme (dans le pire des cas) ou dans la dépression (dans le meilleur des cas).

Je suis par contre tout à fait d'accord avec vous sur le fait que l'on n'apprend pas à devenir paysan dans un livre, mais rien n'empêche de s'y mettre tout de suite en faisant un peu de jardinage et en se renseignant (en préférant demander conseils aux vieux du village plutôt qu'au vendeur de Jardiland).

Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 30.10.2011

voilà, c'est un bon message pour le haut des classes moyennes en effet.
Pour les autres, camarades ouvriers citadins, il va falloir mettre le paquet sur " Portechance ", pur sang anglais qui cours dans la sixième...

Écrit par : Taran | 30.10.2011

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Je n'ai pas idéalisé les villages (croyez-moi ce n'est pas du tout dans ma nature, bien au contraire) mais j'ai seulement confié mon expérience personnelle. J'ai eu l'occasion d'habiter dans trois villages avant de m'installer dans celui où je vis actuellement et je n'ai pas connu l'ambiance "glauque" que vous décrivez. Mais là comme je le disais précédemment tout dépend des situations et des lieux.
Il ne faut pas rêver la surveillance des uns par les autres est intrinsèque à la vie en communauté où chacun se connait.Les communautés qui ont tentées de se créer à partir du seul idéal politique ou d'une conception du monde partagée (le plus souvent anarchiste ou libertaire) ont la plupart du temps eu une vie très brève et on finit dans de sordides histoires des rancoeurs personnelles (problèmes de cul et d'argent pour résumer). Les seules ayant résisté au temps sont les communautés fondées sur une même foi (communautés monastiques, Amish). Mais là aussi nous sommes les enfants de notre époque c'est-à-dire mécréant, agnostique, individualiste.
Je faisais donc part de ma simple expérience personnelle et de ce qui me semblait possible ici et maintenant.
Félicitations pour vos émissions.

Écrit par : Emile | 30.10.2011

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Et pour répondre à Taran je n'appartiens pas au "haut des classes moyennes", j'étais ouvrier dans une usine quand je me suis installé à la campagne, puis j'ai été ouvrier agricole (dans les vignes) et je suis actuellement manutentionnaire dans une petite entreprise locale.

Écrit par : Emile | 30.10.2011

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Je crois qu'il y a un malentendu : si nous sommes confronté à un effondrement total du système c'est pas en plantant des choux qu'on va s'en sortir en tant que "civilisation" - je trouve regrettable que la survie soit ici abordée sous un angle strictement personnel : on n'est pas sur un blog survivaliste ou un forum tactique mais bien pour discuter de notre identité et comme je l'ai dit plus haut c'est cette identité qu'il nous faut sauver ; pour moi, on en est resté au niveau survie perso sans s'élever au niveau métapolitique.

La question est : quelle stratégie de survie pour sauver notre culture !

La BAD doit être aussi un foyer de culture. Il faudra des érudits, des écoles, des structures pour assurer la transmission de notre héritage culturel et spirituel ! Planter des choux oui mais à la mode de chez nous !

Je donne une piste de réflexion que j'aurai aimer voir développer : est-ce qu'une situation de survie ne doit-elle pas nous conduire à renouer - au niveau de la BAD par exemple - avec une organisation tri-fonctionnelle comme nos ancêtres indo-européens - c'est-à-dire nous devons faire coïncider mode de survie et structure identitaire...

(quitte à enfoncer des portes ouvertes avant les cours de krav-machin ou de full-bidule, un truc tout simple et pourtant vital : suivre une formation aux premiers secours.)

Écrit par : Béroald | 30.10.2011

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je ne reviens absolument pas sur votre situation et ne voulais en aucun cas vous offenser.
Je pense simplement que vos travaux, forts intéressants, sont bien plus à la porté des gens aisés que pour les prolos des villes dans notre temps.
Il est certains qu' il y a encore 20 ans c' était beaucoup plus simple ( même si celà pouvait déjà paraître compliqué à l' époque ).
Mais on ne peut pas nier tout de même la grande difficulté pour un jeune citadin de déménager, seul à la campagne. Car combien meme le déménagement en lui meme n' est pas le plus difficile, on ne peux de nos jours déménager sans avoir trouvé du travail au préalable. ce n' est pas pour rien que les jeunes partent de la campagne pour les villes et pas l' inverse.
A l' heure ou les jeunes ont d' énormes difficultés à se loger, trouver du travail, passer son permis ( je parles même pas d' acheter une voiture, encore moins une maison/appartement ) payer leurs impôts, la bouffe etc etc, je trouve qu' il est bien plus de l' ordre du rêvé lorsque l' on nous parle d' acheter de l' or, de l' argent, de déménager à la campagne, faire son potager...
C'est un discourt bien plus approprié aux gens qui ont déjà des moyens, même faibles.

Écrit par : Taran | 30.10.2011

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Taran, je ne suis en rien offensé et je comprends, en tant qu'ouvrier toutes les difficultés qui sont les vôtres. Mais la vie à la campagne n'est pas non plus la solution à tout. On peut très bien jardiner, discuter, agir, s'intégrer à la vie locale et à une vie communautaire dans une grande ville ou une ville moyenne que ce soit en participant à la vie associative, à un club de sport, à une réunion d'Indignés ou à la défense d'un square. Et je regrette moi-même de ne pas avoir plus été à l'écoute de ce qui se passait autour de moi quand j'habitais en ville. .
Des choses se font partout et c'est à nous d'y participer. La vie rurale peut être une solution pour certains mais elle ne doit pas être le moyen de déserter le réel. Et on peut très bien développer un esprit "rural" en ville tout autant qu'il existe un esprit"rurbain" (urbain vivant à la campagne) à la campagne.
Quand à Béroald et son attachement à la culture européenne, je pense que cette culture vit en nous, elle est le terreau qui façonne notre identité. Au fil de l'Histoire quantité d'oeuvres, de peuples, de religions ont disparu. Tout ce qui naît doit mourir. Si notre culture est assez forte elle survivra à travers des oeuvres nouvelles, de nouvelles créations sinon, c'est qu'elle aura fini son cycle et qu'elle n'était plus viable. De toute façon la culture européenne telle qu'elle a été (ou telle que nous la rêvons) ne sera plus jamais la même.
Amicalement

Écrit par : Emile | 30.10.2011

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@ Émile : mon expérience personnelle du monde rural (et je dis bien rural, pas de ville à 20 km à la ronde, les grandes villes se trouvant quant à elles toutes à 50 bornes) ne fait que confirmer malheureusement chaque année mon diagnostic ; qui plus est, je ne me rends dans ce village (où mes parents ont une maison) que deux ou trois par an, mais je ne peux m'empêcher de constater que la situation ne cesse de se dégrader.

@ Taran : il te reste l'armée, tu es sûr d'être logé toi et ta famille, et ta solde peut te permettre d'acheter un logement (pas avant 15 ans de boutique, mais si ça ne pète pas avant, tu as tes chances). Sinon, si tu t'y connais un peu en maçonnerie/charpenterie ou que tu as des amis qui bossent dans ce domaine, tu dois pouvoir te faire une maison pour 30.000€ (plus le prix du terrain)..

@ Béroald : comme je le disais plus haut, l'idée de BAD est issue des travaux d'un anarchiste individualiste, donc il est parfaitement logique que ce qui structure une BAD soit une logique contractuelle individualiste. Pour ce qui est de défendre notre héritage, j'ai bien peur que là encore, seules des démarches individuelles puissent nous aider. À moins, bien sûr, qu'une fois les villes désertées, il soit possible de faire des descentes à la BNF pour récupérer ce qui pourra encore être sauvé, et si les rats ne sont pas déjà passés par là...

Écrit par : LO | 30.10.2011

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J'abonde dans le sens de LO sur le monde rural que je connais un peu et qui est peut-être un peu trop fantasmé. Je constate au contraire que les campagnes sont frappées par les pires tares de notre époque dans pas mal de cas, que ce soit le rural profond ou non. La solidarité y est parfois, voire souvent, un mythe, les distances nuisent à la constitution de réseaux efficaces à l'exception des ruraux enracinés (type corses ou basques). Ne parlons même pas de la difficulté à s'intégrer quand on est issu de l'extérieur et qu'on est pas fils, petit-fils, arrière petit-fils de vigneron/paysan/éleveur/autre du village et du conformisme qui peut y régner. C'est d'ailleurs pas un hasard si on considère le monde rural comme plus pauvre (dans tous les sens du terme, la pauvreté n'est pas que matérielle...) que la plupart des banlieues des grandes villes.
Exemple: http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/pauvrete-precarite-monde-rural-est-aussi-touche.html# .

Bref ce n'est pas à mon avis un hasard si les communautés militantes sont bien plus présentes dans les villes: Paris, Lyon, Lille, Nice, Tours, Toulouse, etc... Et on peut constater que la solidarité est traditionnellement plus forte dans les milieux ouvriers que paysans. Je ne veux pas avoir l'impression de véhiculer des clichés mais c'est ce que mon expérience personnelle (entre autre) m'a amené à constater.

Donc quand il s'agit de s'installer à la campagne, je pense aussi qu'il ne faut pas le faire seul et qu'il vaut mieux s'installer à plusieurs, mais c'est un projet assez complexe à réaliser.

Enfin dernier point, plus symbolique qu'autre chose, mais s'installer et s'implanter à la campagne n'est-ce pas reculer et avouer déjà sa défaite? L'esprit de conquête n'est-il pas préférable à l'esprit de résistance ou de survie? J'ai entendu parler de Casapound dans l'émission, CPI est précisément implantée à Rome dans un quartier pauvre et immigré (l'Esquilin) pas dans un coin reculé du Latium à l'écart de tout. CPI est un instrument de reconquête et de lobbying, pas (qu')un instrument de survie. CPI est aussi une réponse apportée au plus proche de la population et non pour les intérêts d'une seule personne/famille/groupe de personnes.

Les païens de l'antiquité tardive n'ont pas survécus en subsistants à la campagne au même titre que les Amish n'ont pas non plus conquis l'Amérique en fondant des communautés.

J'aurais donc tendance à penser qu'il faut avoir des solutions de replis à la campagne mais ne pas en faire une fin en soi. Tout est ici une question de paradigme ou de positionnement au fond: survivre ou reconquérir.

Écrit par : JB | 31.10.2011

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Je souscris à l'analyse de JB dont le réalisme doit être en cas de crise le seul viatique. Si l'art de la survie est une bonne tactique, elle ne peut être notre stratégie. Et sur ce point, l'émission me semble avoir manqué de perspectives. La survie doit être un combat pour notre identité : c'est cela même pour quoi nous combattons qui doit guider nos choix essentiels. CPI est un bon exemple de cette vision.

MZ n'est-il une BAD métapolitique ?

Qu'en pensent le Lt. Sturm & M. PGL ?

Écrit par : Béroald | 31.10.2011

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De nombreux commentaires, stimulants et très souvent pertinents sur une problématique qu'il nous a semblé indispensable d'aborder, suivant en cela l'actualité éditoriale et des invités ayant des choses à dire.
Nous n'en sommes pas pour autant devenus des monophasés du survivalisme et du retour à la terre. Notre combat doit se décliner de manière multivectorielle et organique, en intégrant le maximum de paramètres liés à la réalité du moment.
Il va de soit, même si ça va encore mieux en l'écrivant, que nous sommes d'accord avec des remarques de plusieurs d'entre vous tels Béroald, JB ou le dobermannn.
Méridien Zéro peut en effet être considéré comme une BAD métapolitique. Le feux doit être bien sûr porté au sein de ce désert urbain dans lequel croit également ce qui sauve (pour paraphraser maladroitement l'ermite de la forêt noire) par une avant-garde, dont il n'est pas exclu qu'elle tente de se constituer expérimentalement et progressivement des bases de repli extra-urbaines, au gré des volontés disponibles et désireuses de tenter "l'aventure".
Certains d'entre nous, dont votre serviteur, sont loin d'idéaliser le monde rural qui n'échappe pas au processus de déréliction et d'entropie qui s'est bien emparé de nos peuples fatigués.
La transmission de notre vision du monde est bien entendu primordiale, stratégique même (pour rassurer entre autres l'ami Béroald !). Piero san Giorgio, comme il l'a lui-même précisé ci-dessus, n'a pas totalement négligé cet aspect fondamental, même si cela n'est pas apparu toujours évident au micro , en raison notamment de la sensibilité et du parcours idiosyncratique propres à nos invités (en clair, une moindre priorité accordée à la dimension ethno-identitaire de notre combat). Rien ne pourra se faire quoi qu'il en soit, sans un tissu clanique et communautaire que nous devons plus que jamais renforcer et étendre, cohéré par une Weltanschauung métamorphosée, réactualisation intelligente et sensée d'un héritage plurimillénaire.
M. PGL, au nom du clan MZ

PS: @ Beroald, concernant ma pratique irrégulière des disciplines martiales, il se trouve que mes choix ont jusqu'ici été tournés vers l'Orient: jadis extrême, prochainement plus eurosibérien et septentrional...Ce qui n'enlève en rien leurs lettres de noblesse à la savate et à la canne de combat !
@ Rigwald, nous-sommes déjà déjà croisés ? Des références castanédiennes et nordiques caractérisant un certain "travail sur soi" plus que jamais nécessaire, m'évoquent des sonorités familières, toutes "sansonettiennes" pour ainsi dire...

Écrit par : M. PGL | 02.11.2011

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Cher Kamarade PGL, je constate que les loups se reconaissent entre eux.
Effectivement, l'étincelle de Balder qui m'anime plus que jamais aujourd'hui,
Dans la réalisation du grand Œuvre, fut en son temps "vectorisée", transcendée, sublimée par P-G S...
Nous l'avons côtoyé dans un mouvement de jeunesse qui était sous la férule de Mait' Jean,
des moments inoubliables a jamais gravés.
Rigvald

Écrit par : Rigvald | 02.11.2011

Merci M. PGL pour cette excellente synthèse - si j'ai insisté sur l'aspect "culturel" c'est pour qu'il 'y ait pas de malentendu entre un surivalisme "naturaliste" dont la tendance est souvent anti-intellectuelle et notre combat identitaire ; l'effondrement doit rendre possible autant une nouvelle "translatio imperii" (qui reposera sur ce que vous appelez "un tissu clanique et communautaire") qu'une nouvelle "translatio studii" (ce que vous appelez "une Weltanschauung métamorphosée, réactualisation intelligente et sensée d'un héritage plurimillénaire") ; être des survivants "culturels" - ce que nous sommes déjà - est plus important à mes yeux qu'être des survivants "matériels" : l'un et l'autre doivent aller de conserve.

(En ce qui concerne les "sports de combats identitaires", je me fie au "logos" qui permet d'éviter les vaines embrouilles et quand il faut y aller je me confie au plus hyperboréen d'entre eux : le berserksgangr : "ils étaient furieux comme des loups ou des chiens, mordant leur bouclier, aussi fort que des ours ou des taureaux. Ils tuaient les gens et ni fer ni feu n'avaient prise sur eux")

Écrit par : Béroald | 02.11.2011

Bon temps de SAMAIN à tous ...
Rigvald

Écrit par : Rigvald | 02.11.2011

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Bon, ayant lu le livre de M. Piero San Giorgio, je me permets de donner mes impressions - moins une critique qu'un sentiment général.

D'abord je suis circonspect quant au genre du livre - une première partie théorique sur l'effondrement à venir et une plus pratique sur les mesures "survivalistes" à prendre en vue de cet effondrement : qui trop embrasse mal étreint.

Sans être un expert en survie, disons que je m'intéresse à ces questions, je trouve le livre insuffisant : d'ailleurs, peu original sur ce point, il suit peu ou prou la structure du livre de Rawles "How to survive the end of the wolrd as we know it". Il n'établit pas assez distinctement la différence entre ce qui relève de la survie (72h max. avant retour ou sauvetage) et un "retour à la vie primitive" - la première est effectivement affaire de formation, de préparation, de technique et d'outils (EDC, SDC, BOB), l'autre implique une authentique conversion spirituelle, intellectuelle, culturelle.

Suivre des cours de 1er secours et faire des stages de survie, préparer une BAD ne fait pas de vous un vrai survivaliste. je dirais même que la logique d'une préparation relève encore d'une vision techno-scientifique du problème et qu'on ne sort pas de l'utopie du progrès et de la maîtrise de la nature (panneaux solaires, microhydroélectricité...) : en fait, on s'ajuste mais change-t-on vraiment ?

Sii la BAD est la condition de la survie alors nous serons nombreux à mourir et moi qui n'est pas de compétence pratique en particulier je serais sans doute abattu avec ma famille en rase campagne en m'approchant d'une BAD surarmée. Sélection naturelle ? Je ne sais pas puisque organiser un BAD implique de gros investissements - m'est avis que ce sont encore les traders et les banquiers qui s'en sortirons le mieux...

Ensuite concernant notre "vision du monde", le livre délaisse toute approche identitaire. Certains passages m'ont laissé dubitatif.

Enfin, j'ai lu avec une attention particulière le chapitre sur la culture et là encore je trouve l'approche de Piero réductrice : ce n'est pas parce qu'on a Homère dans sa bibliothèque qu'on le comprend - collectionner les chefs d'œuvre ne garantit pas qu'il y aura des lecteurs pour les comprendre, s'en nourrir et les transmettre - il faudra des hellénistes, des latinistes, des médiévistes, des historiens, des philosophes, des érudits... pour que la culture vive et se transmette : devenir un expert de Sophocle ou de Racine demande une vie - et si on les a tous zigoullés en raison de leur "inadaptation" que restera-t-il de la culture ? Même les sociétés les plus primitives ou en crise ont toujours gardé une caste de lettrés ! Et dans ces sociétés, les détenteurs de la culture étaient justement les plus respectés - voir la chute d'Hippone quand les vandales épargnent la bibliothèque de saint Augustin... Dans l'optique de Piero, tout est orienté selon votre "fonctionnalité"... vision utilitariste qui ne me semble pas vraiment remettre en question la "vision du monde" dominante. Enfin, c'est mon sentiment.

Mais le livre a le mérite de vulgariser en une synthèse bien troussée la plupart des problématiques de la survie à travers plusieurs leçons de bon sens pratique mais pour moi les livres d'un Cody Lundin ou d'un Mors Kochanski sont bien meilleurs (d'ailleurs ces classiques sont, me semble-t-t-il, absents de la bibliographie). Le livre de M. San Giorgio c'est un peu le Lagarde&Michard de la survie, et c'est déjà pas si mal mais pour ceux qui le peuvent, préférer les œuvres intégrales !

(belle préface de M. Drac : convaincante et épique !)

Écrit par : Béroald | 07.11.2011

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Merci Béroald pour votre critique que je trouve constructive. De toutes les critiques lues jusqu'à présent, la votre me touche le plus car vous semblez avoir pris le même point de que que ... mon épouse (critique redoutable!).
Votre point de vue est pertinent et c'est vrai que mon choix à été de faire un livre qui d'une part explique le pourquoi de l'effondrement puie les moyens (a mon sens) d'y survivr - et ce pour un public qui ne connait que peu ou rien au sujet. Vous êtes dans la pertinence aussi lorsque vous mentionnez que je ne préconise pas une écologie profonde ni une approche à la Kochanski ou Lundin... car d'une part cela ne correspond pas a mon approche et expérience de vie (on ne se refait pas:) ) et cela n'est pas accessif à l'occidental type.... qui trouvera le fait de quitter TOUT son confort rebutant.... votre remarque sur la culture est pertinente et peut-être aurais-je du accentuer l'aspect connaissance communeautaire dans ce sens - création de "monastères " suffisament riches pour acceuillir plus de "savants" et d'érudits - mais qui peut convaincre ceux-ci de se préparer dès maintenant? je trouve que mon approche permet de tout d'abord se préparer soi-même, avec sa BAD, puis d'étendre sa BAD à d'autres, ses voisins, sa vallée, sa région, etc..... il faut rester pragmatique, à mon sens.

Je vous remercie donc pour votre critique - j'en tiendrai compte pour les éditins dans les autres langues, le film, la BD, etc. ;)

Écrit par : Piero San Giorgio | 09.11.2011

Je suis heureux que mes remarques aient suscité votre intérêt, et que malgré mon ton assez critique, vous ayez conservé une attitude positive et ouverte : il est rare aujourd'hui de rencontrer des auteurs qui acceptent les critiques ; ouverture d'esprit qui est une qualité essentielle du candidat à la survie...

Il est vrai que le "survivalisme" est très typé US et correspond peu à l'éthos européen ; sur ce point, je comprends votre prudence et votre pragmatisme ; que vous parveniez à élaborer un "survivalisme" à l'européenne est sans aucun doute une voie à explorer et je ne peux que vous y encourager. Votre référence sur les monastères est très pertinente car ce sont des vrais BAD : répartitions des tâches, des horaires, équilibre dans le mode de vie, autnonomie de la communatté, symbiose avec le milieux naturel, position souvent défensive, organisation hiérarchisée mais collégialité de rigueur etc.

Il vous reste donc à réaliser un synthèse entre la règle de saint Benoît et Rawles !

J'aime beaucoup Lundin parce qu'il met justement l'accent sur la préparation mentale - l'outil n'est rien sans la main qui le commande, et l'esprit qui la meut. Mais la prééminence du mental n'est pas exempte d'un certain darwinisme puisqu'au fond, il y a des survivants nés, certains qui s'ignorent et qui se révèleront dans la situation de crise et puis les autres...

Bien qu'il y ait tout un "boom" commercial autour de la survie avec un gout de plus en plus prononcé pour le spectaculaire (genre Bear Grylls) qui rend méfiant, sur quelques forum "tactiques", j'ai vu que votre livre était plutôt bien reçu - ce qui prouve que vous n'êtes pas hors sujet ; et viser juste, en des temps si troublés, c'est déjà pas si mal !

Bonne continuation

Écrit par : Béroald | 10.11.2011

et bien, j'espère humblement que j'apporte une pierre à l'édifice... nous aurons besoin d'être nombreux à nous en sortir... et le plus nombreux possibles venant de ceux qui ont une "bonne" attitude, disons "culturelle" et "identitaire" (il y a des choses que l'on ne peut écrire dans un livre en ces jours de totalitarisme... .
je donne une petite conférence à Marseille le 15 décembre, le 17 décembre à Paris et le 10 Février à Lille, et à ces occasions, je serai ravi de discuter et philosopher avec qui le veut bien....

Écrit par : Piero San Giorgio | 10.11.2011

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Messieurs bonjour,

Merci à vous tous pour vos nombreux commentaires et la pertinence de ceux-ci. Nous en avons discuté avec Piero San Giorgio et il parait évident que nous aurons à revenir sur ce thème (en prenant en compte l'ensemble de vos suggestions et remarques).

Juste un rappel. Piero à écrit un manuel, il est donc allé à l'essentiel sur un plan pratique. Son livre s'adresse en premier lieu à ceux qui viennent de prendre conscience de la potentialité grandissante d'un effondrement du monde tel que nous le connaissons aujourd'hui (processus que pour ma part je considère comme déjà engagé).
Ce manuel demandera bien sûr des compléments stratégiques, notamment sur la question fondamentale de la préservation et de la transmission des savoirs et des principes qui nous fondent et fondent le socle de notre ancienne et vénérable civilisation européenne.
De cela nous sommes parfaitement conscients et je peux vous dire que certains ont déjà entamé un travail d'archivage littéraire et sapientiel conséquent (n'est-ce pas PGL !).

Se préparer au pire n'aurait pas de sens si ce n'était que pour survivre. Ceci me permet de faire une remarque d'importance sur le terme de "survivalisme" issu du monde anglo-Saxon. Ce terme traduit directement la pensée américaine obsédée par la survivance au chaos (surtout de manière individuelle). Cette attitude binaire ordre/chaos, Moi/le monde ... reflète bien les fondements de la "civilisation" américaine, faite de retournements, de paroxysmes et de démesure. Cette pensée est pratique certes mais dénuée de vision du monde, de sens tragique et de principes. Ici le survivalisme renvoie à cette pensée de colons ayant tourné le dos à l'Europe, les pilgrims fathers.

Tout cela est très éloigné de nos préoccupations, de nos fondements et du sens de la mesure que nous devons conserver. Le survivalisme peut très vite devenir une mode, un marché autant qu'une angoisse collective. C'est le cas aux Etats-Unis, cela commence en Europe.
Le terme de "survivalisme" semble donc doublement mal adapté aux européens conscients que nous sommes : d'abord parce que nous possédons et nous portons en nous (de moins en moins il est vrai) une dimension méta-historique qui nous différencie des américains et nous incite à plus de prudence et de distance ; ensuite parce que "survivre" n'est qu'un des présupposés nécessaires à l'épanouissement du nouvel ordonnancement du monde que nous voulons. Je passe ici sur le débat passionnant mais secondaire (non pas second, mais plutôt à définir en fonction des évènements) du ou des types de constructions que nous établirons sur les ruines de ce monde pour proposer que ce sur ce post nous cherchions un substitutif signifiant au terme de "survivalisme".
Je n'ai pas pour ma part encore trouvé, mais je travaille autour des termes suivants : transmission, principes, post-chaos ...Je lance donc cette réflexion à votre attention, soyez imaginatifs !

Sur un plan très pratique et pour ajouter votre information (malgré son titre en contradiction avec mon propos précédent) je vous conseille ce blog bien fait et plutôt mesuré :http://lesurvivaliste.blogspot.com/

A vous !

Lt Sturm

Écrit par : Lt Sturm | 18.11.2011

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Cher camarade,

Je reviens sur votre excellent post qui résume parfaitement la situation ; d'ailleurs, l'une des raisons qui me fait souvent désespérer du forum de David Manise c'est que la survie y est presque toujours envisagée comme sa propre fin - et comme la survie est affaire de techniques, et qu'une technique n'est pas pour autant une sagesse, on retrouve chez beaucoup de "survivalistes" l'hubris caractéristique de la technoscience...

Le moment "survie" est un prélude : l'effondrement est en cours, le basculement se produit, nos modes de vie sont remis en cause, nous passons en mode "survie", le léviathan crève avant nous, nous reprenons en main notre destin... "Thulé" ressuscite etc.

Effectivement, il serait bon de chercher un nouveau nom pour désigner ce "survivalisme identitaire" auquel vous faites allusion - et comme il s'agit de dépasser la survie, un normalien vous proposerez d'adjoindre méta- à survivalisme pour caractériser à la fois le dépassement du survivalisme stricto-sensu et une critique du survivalisme autotélique post-moderne (pour parler encore comme un normalien) - au fond "Über die line", "passage de la ligne" me semble une belle périphrase pour désigner plus poétiquement ce que notre normalien pense - "passage de la ligne" ? En fait je crois que "Méridien zéro" contient tout cela ! Reste plus qu'à dévider la pelote...

À quand donc un stage de survie "MZ" ? Le matin : marche cohésion, l'après-midi : les techniques de bases et les fondamentaux de la survie par le Lt. Sturm & le soir, au coin du feu (de joie) cours de civilisation indo-européenne avec notre scalde, M. PGL !

Écrit par : Béroald | 30.11.2011

Tiens, je vous livre l'avis d'un "maître es survie", David Manise, sur le livre de San Giorgio :

"Perso je trouve que San Giorgio ne se mouille pas des masses en imaginant que le taux de criminalité va augmenter si la pression financière augmente sur la population... Pour ma part, je crains surtout un durcissement général de l'ambiance de la part des BG et, de fait, de la part des forces de l'ordre qui vont devoir s'adapter à un nouveau niveau de violence chez les petits délinquants de base et autres bons pères de famille poussés par la misère à voler pour nourrir leurs gamins...

On sait historiquement que plus les voyous sont violents, et plus les forces de l'ordre en font autant, et adoptent des stratégies et des tactiques en fonction de ce niveau de violence moyen pour assurer leur survie. Normal et humain... mais le risque de bavures est d'autant plus grand.

Je pense qu'on se dirige lentement mais sûrement vers un durcissement encore plus grand de l'ambiance. Je pense aussi que ça ne se fera pas de manière brutale, mais bien de manière graduelle, progressive, même si ça risque de devenir exponentiel à partir du moment où l'effet des mauvaises nouvelles annoncées par un grand média seront encaissées par la population.

Il ne faut pas s'attendre à, d'un coup, avoir un feu vert ou un signe clair que c'est la fin du monde... la situation progresse, la température monte dans la marmite. Doucement. Les plus malins en sont déjà sortis depuis 2008..."

source : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,11668.msg429344.html#msg429344

Écrit par : Béroald | 15.12.2011

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Salut ton article est bien écrit mais j'ai l'impression qu'en bas il y a un gros problème, la dernière phrase est perdue en plein milieu de ton pied de page !!

Écrit par : Console Nintendo | 16.10.2012

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