02.07.2012

Emission n°103 : "MERIDIEN ZERO RENCONTRE ADSAV"

Dans le cadre de son cycle "Patries Charnelles" et en ouverture de celui-ci, Méridien Zéro s'est rendue en pays de Bretagne pour y rencontrer Padrig Montauzier, fondateur et président d'honneur d'ADSAV, le parti du peuple breton et Eric Alhinc, secrétaire national de ce même mouvement.
Emission animée par Gérard Vaudan et Jean-louis Roumégace, sous la férule technique d'Igor.

Adsav, nationalisme breton, indépendantisme, Bretagne, régionalisme, langue bretonne

DIFFUSION DE L'EMISSION LE DIMANCHE 1er JUILLET

          

01:24 Publié dans Emissions, Podcasts | Lien permanent | Commentaires (98) |

Commentaires

An abadenn-mañ a vo dreist sur a-walc'h !

Écrit par : Arzhur | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Merci, depuis le temps que j’attendais une émission de MZ consacré a la Bretagne c'est dommage quelle n'ai pas pu se faire avec Fouéré, j'ai hâte d’être a dimanche.

ps: l'équipe était de passage en Bretagne et il n'y a pas eu de rencontre/apéro avec les auditeurs bretons, j’espère que ça se fera lors d'une autre occasion.

Breiz Atao.

Écrit par : Max | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Breiz Atao!

Écrit par : kadog | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Tiens, je vois sur le flyer une affiche "viande hallal = souffrance animale", aussi aimerai-je savoir si l'équipe va nous parler de la question animale, afin de savoir pourquoi et comment l'antispécisme (même soft) ou le végétarisme s'infiltrent dans nos milieux ? Dans ses émissions, Tomislav Sunic a d'ailleurs évoqué à plusieurs reprises les nationalistes californiens qui ressemblent trait pour trait à des hippies (cheveux longs, sandalettes, végétarisme, etc.).

Bon sinon, j'ai hâte d'entendre ce que l'émission va donner, surtout après les débats successifs que nous avons pu avoir suite aux émissions pas assez "régionalistes" au goût de certains. Et par pitié, que les bretons ne nous pondent pas des commentaires dans une langue qu'ils sont les seuls à comprendre, surtout si c'est pour nous vanner comme le font les "jeunes" des banlieues en arabe.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Au risque de vous déplaire cher monsieur LO, je suis végétarien (sans pour autant être militant, pour moi, en soi, c'est très bien de manger de la viande pour un être humain) et j'ai les cheveux long (j'ai bien failli les garder cours un temps, mais ma compagne me préfèrent ainsi, je les ai laissé repoussé). Au fond, quel importance est-ce que ça a? L'important, c'est de débattre des idées, on est d'accord ou pas, peut-être certains ont d'autres convictions qui ne vous intéresse pas (comme le végétarisme), et alors, au pire, laissez-les dire, en quoi serais-ce un problème?

Écrit par : P.A.W. | 01.07.2012

@LO : étranges vos comparaisons. D'autant plus qu'aucun des commentaires en breton publiés jusqu'ici sur ce blog n'a été en quoi que ce soit hostile à qui que ce soit ici... Ce qui fait l'identité bretonne, la marque identitaire par excellence, c'est la langue !Pardonnez-nous donc d'en user... à tort et à travers (?).
Juste pour vous embêter, je vais juste répondre à Arzhur :

@Arzhur, ma faotr! Spi am eus e vo dreist... En em c'houlenn a ran hag-eñ eo bet dibabet ar re ampartañ evit respont da dud MZ avat. Diaes eo din kompren perak n'omp ket bet kelaouet en a-raok... Gwazh a se."

@Max : tout comme vous, j'attendais une émission sur la Bretagne. Ceci dit, même si je suis très proche d'Adsav!, j'aurais préféré une émission plus "généraliste" sur l'idée bretonne. J'ai peur que l'on passe à côté de l'essentiel et que les incompréhensions perdurent.
Par ailleurs, il serait effectivement fort sympathique qu'une soirée MZ ait lieu en Bretagne armoricaine.

Écrit par : Gurvan | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

@ Gurvan : la comparaison se tient, puisque dans un cas comme dans l'autre, vous faîtes du communautarisme en rejetant la langue compréhensible par tous pour en parler une comprise seulement de quelques-uns. Les russophones ne s'expriment pas dans la langue de Pouchkine chaque fois qu'il est question de la Russie. Mais il faut dire qu'ils ne nourrissent pas non plus de ressentiment à l'égard de la langue française...


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

A-du on ganit Gurvan.

Écrit par : Arzhur | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Je ne nourris aucun ressentiment à l'égard de la langue française. C'est vous qui avez des a priori sur les nationalistes bretons je pense... Certes, le français est la "charette de l'ankou" en Bretagne, mais ça ne l'empêche pas d'être une fort belle langue. Simplement nous voulons que notre langue est une place pour se développer... et survivre !

Écrit par : Gurvan | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

Qu'entendez-vous par nationalisme breton? Faire de la Bretagne une nation?

Écrit par : P.A.W. | 01.07.2012

La Bretagne n'a pas à être une nation. Elle EST un nation... certes pas si l'on prend la définition française de la nation.

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

Nous comparer avec vos... hum hum, chances pour la France est indigne nous ont envahie personne ont ne fait que défendre nos tradition et nos intérèts contre la machine d'assimilation et de destruction qu'est devenue l'Etat Français.

Quand a vous insulter y a déja sufisament de gens qui le font dans "vos" média pour qu'on se sente pas obligé dans rajouter :)

Écrit par : kadog | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

@Kadog : Marine Le Pen a usé des mêmes comparaisons. En vérité, cela n'a rien de particulièrement nouveau.

Écrit par : Gurvan | 30.06.2012

Répondre à ce commentaire

@ tous : Le fait d'échanger en breton ne me dérangerait pas s'il s'agissait d'un espace ouvert aux bretons (et uniquement à eux), or il s'agit d'une émission francophone (déjà même d'un point de vue tactique, comment voulez-vous que des non-bretonnants s'intéressent à votre combat et à vos propos si nous n'y comprenons rien ?). Remarquez que les CPF, lorsqu'ils agissent comme vous le faites, le font aussi dans une démarche identitaire (et eux aussi le font sur un ton victimaire).

@ Gurvan : "avoir du ressentiment contre quelque-chose" ne veut pas dire "être incapable de voir les qualités de ce quelque-chose".

NB : Je n'ai pas pour habitude d'y aller avec le dos de la cuillère lorsque je fais une critique, mais je ne nourris aucun a priori contre les bretons, ou contre n'importe quelle identité régionale. Je tenais à le préciser, au cas où, car la discussion risque d'être houleuse.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

@LO : je maintiens ne nourrir aucun ressentiment à l'égard de la langue française. Par ailleurs, j'ai beau relire les commentaires, je ne vois aucun ton victimaire. Encore une fois, je pense que vous avez vos idées toutes faites sur les nationalistes bretons. Comme d'autres familles politiques nous avons nos défauts il est vrai.

En ce qui concerne l'usage de la langue bretonne dans les commentaires du blog, il est symbolique et se limite à quelques mots. Vous remarquerez que dès qu'un Breton se trouve dans une manifestation, il sort son Gwenn-ha-Du. C'est un petit peu la même chose ici. Ca ne me parait pas bien méchant et ça n'est pas fait pour snober qui que ce soit. Sinon, pourquoi donc commenter sur ce blog ? Finalement, plutôt que de comparer cela à l'attitude des néo-français communautaristes (en soi le communautarisme est une bonne chose à encourager à mon avis), vous pourriez au moins symboliquement vous approprier cette langue : la dernière langue celtique continentale et, de toutes les langues celtiques, celles qui est la plus proche du gaulois. Nombreux furent les "Français" qui l'apprirent pour cette raison (René Le Roux, dit Meven Mordiern, un des pères du breton moderne unifié ; Charles de Gaulle, oncle du général homonyme -"Barz Bro-C'hall"- ; etc.). Je peux vous recommander des méthodes si vous le désirez. :-)

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

Rectificatif : "la dernière langue celtique parlée sur le continent" plus exactement (même si la langue des migrants bretons a sans doute fusionnée avec le gaulois s'en doute encore parlée dans quelques coins reculés d'Armorique, elle fait bel et bien partie des langues brittoniques et est donc une langue celtique insulaire, les autres ayant disparues).

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

Boulc'hurun an tri mil diaoul kornek ha lostek! "Disparu"

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

@Gurvan: je serais assez intéressé de savoir quelle méthode tu recommandes pour commencer a apprendre le breton.
Cordialement.

Écrit par : Max | 01.07.2012

La "grande Bretagne" était rattaché au continent européen avant la montée des eaux il y a 10/12000 ans, ce n'est pas parce que des germains (angles, saxons et d'autres si je ne me trompes) se sont emparé d'une partie de la grande Bretagne d'où ils ont créé un des pires empires que ce morceau de terre ne fait pas partie de l'Europe.

Écrit par : P.A.W. | 01.07.2012

@P.A.W. : bien sûr que l'île de Bretagne et l'Irlande sont terres d'Europe. On a simplement l'habitude de différencier les langues celtiques continentales, c'est à dire autrefois parlées sur la "grande terre" (gaulois, lépontique, celtibère, galate,...), et les langues celtiques insulaires, elles-même séparées en deux branches : les langues brittoniques (celtique en P : breton, gallois, cornique - langues des descendants des anciens Bretons -) et les langues gaéliques (celtique en Q : irlandais, erse d'Ecosse, mannois). Le breton est une langue brittonique ayant très vraisemblablement eu des apports gaulois, les deux langues étant très proches l'une de l'autre.

@Max : c'était une boutade, mais pour te répondre : à chacun de voir. Pour ma part, j'ai commencé à apprendre avec la méthode de Mark Kerrain. Je la trouve très bien pour débuter. L'ancienne version de Fañch Morvannou de l'Assimil est visiblement très bien également. Elle est vantée par Mordrel dans L'idée Bretonne si je me souviens bien (il y écrit d'ailleurs les mots bretons en orthographe interdialectal). Seul "problème" : il a créé sa propre orthographe qui a bien des qualités et a tâché de réconcilié "peurunvanistes" et "falc'hunistes" mais n'a pas fait florès. Mieux vaut sans doute utiliser une méthode en peurunvan, l'orthographe ultra-majoritaire (cela étant on peut facilement passer d'une orthographe à une autre si l'on n'est pas trop bête). En fait, peu importe la méthode, le tout c'est de la trouver agréable (je ne trouve pas Oulpan agréable du tout par exemple) et de s'y mettre un bon coup : l'idéal étant de trouver un bon prof et de pratiquer tout de suite via des stages par exemple (et ne pas lâcher au moment de la phase de découragement que connait tout apprenant). Mais l'idéal reste les formations longues si on a la chance d'être au chômage.
Les avantages de Oulpan et Assimil-Morvannou est qu'ils font une place au dialecte vannetais.

Sans doute sais-tu tout ça mais ça peut aider les éventuels personnes intéressées.

PS : il existe également des méthodes en breton plus local. Je pense à "Selaou, selaou" (sud-Cornouaille) ou aux méthodes de Meriadeg Herrieu (vannetais).

@Arzhur : je tombe régulièrement sur des Français, et même des Bretons !, qui sont surpris de savoir que le breton s'écrit et plus encore depuis le Ve siècle. Erasme citait pourtant le breton, à côté du français, du "germanique" et de l'"indien", comme une des langues dans lesquelles il faudrait traduire et diffuser les Evangiles.

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

@gurvan. Merci pour tes références j'en prends bonne note.

Écrit par : Max | 01.07.2012

http://blog.adsav.org/3805/kamp-hanv-adsav-programm-camp-dete-adsav-2012-programme/

Camp d’été d’Adsav ! 2012

Camp La Rouerie, la Bretagne se relève !

Cette année le camp d’Adsav !, Le Parti du Peuple Breton, aura lieu dans les Côtes-d’Armor.

Du 26 au 28 juillet le camp La Rouerie, du nom de cet illustre breton défenseur acharné des libertés de notre si belle patrie, vous accueillera dans ce petit territoire de Bretagne libre !

Formations, cohésions, le programme se met résolument sous le signe du relèvement de Breizh sans oublier pour autant la camaraderie !

Rejoignez vous aussi le village des irréductibles insoumis Bretons, réservez dès maintenant votre place pour le camp La Rouerie !

Prix du séjour 40 Euros pour la totalité du camp. 15 Euros pour une journée simple.

Réservation obligatoire!

Contact Tél: 07.61.57.97.85 Mail : eric.alhinc@adsav.org



Programme du camp La Rouerie 2012:

Accueil non officiel jeudi à partir de 18H

Vendredi :

10H30 : Ouverture du camp

11H00 : Discours d’ouverture

11h30 : Echange/ Mise en place des tentes pour les nouveaux venus.

12H00 : Repas

13H30 : Reprise d’activités Jeux Bretons

14H30 : Cours d’Histoire de Bretagne

16H00 : Gouter breton

16H45 : Reprise des activités Cours de Breton

18H00 : Jeux Bretons, détente

19H00 : Repas

Suivie de veillée

Extinction des lumières minuit.

Samedi :

10H00 : Début des activités Cours de Breton / Histoire de Bretagne

11H00 : Initiation a la savate

12H30 : Repas

13H30 : Jeux Bretons

15H00 : Histoire du mouvement breton et particulièrement du FLB.

16H00 : Gouter breton

16H45 : Reprise des activités Cours de communication confection d’une banderole pour le camp et/ou invité

19H00/19H30 Repas sanglier

Veillée

Extinction des feux 0H30

Dimanche :

10H30 Début des activités Cours de Breton / Histoire de Bretagne

12H00 Repas

14H Clôture du camp, discours de remerciement.

Liste des affaires à prévoir par les participants :

-Tente personnelle

-Duvet

-Chaussures de marche

-Chaussures de sport

-Affaires de sport

-Couverts et assiettes personnels

-De quoi se laver

-Affaires de pluie

-De quoi prendre des notes, feuilles A4 blanches ou petit cahier et stylos.

-Argent de poche (Boutique Adsav! sur place)

Écrit par : Arzhur (Brutos ivez) | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Gurvan La comparaison me dérange parceque nous ne somme pas une communauté émmigré dans un pays étanger mais un peuple sur nos Terres alors que les CPF sont objectivement des colons, ensuite il ne s'agit pas d'obtenir des privilèges communautaire mais de recouvré nos droit de peuple que la France mais surtout la révolution dite Française nous a spolier.

Écrit par : kadog | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

Personnellement, ça ne me dérange pas que des Bretons se parlent en bretons sur un blog francophone, on ne les comprends pas, tant pis, pour nous comme pour eux. Dans l'absolut, autant que possible, on parle la langue de l'hôte à moins que celui-ci ne demande à utiliser une autre langue (pour enrichir sa connaissance de celle-ci par exemple), mais la transgression de cette règle est compréhensible dans certains cas. Dans le cas présent, j'ai plus l'impression que c'est de l'ordre du clin d’œil, de la fièreté de sa langue, voire l'envie de la faire découvrir.
Notez que quand un arabophone me dis: "As-salâm ’aleïkoum", je réponds: "’Aleïkoum as-salâm", pour autant qu'on sache ce que ça veut dire ("que la paix soit avec vous/toi"), il est normal de répondre par politesse.

Écrit par : P.A.W. | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

P.A.W. a raison. C'est vrai que l'on a envie de faire découvrir notre langue, tellement elle est méconnue.

Beaucoup de français pensent que c'est un patois ressemblant au français avec quelques mots qui fleurent bon la ruralité, sans se douter qu'une langue celte a peu de choses en commun avec une langue latine.

Pour information, " adsav " se prononce " adzao " en breton et signifie "relèvement ".

Écrit par : Arzhur / Brutos / Karal / Kawalon | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ Gurvan : qualifier le français de "charette de l'ankou", vous avouerez que ça fleure le ressentiment, non ? De même quand kadog parle de "recouvrer des droits" : lesquels ? y avait-il un édit royal accordant le droit aux bretons de parler leur langue ? La monarchie française ne fonctionnant pas sur une logique de "droits inaliénables" type droits de l'homme, je doute qu'elle ait jamais accordé de tels droits aux bretons ; en fait, elle laissait faire parce qu'elle s'en fichait.

Sur la langue bretonne (qu'Arzhur se rassure, je ne la confonds pas avec le gallo) : ça ne me dérange pas que des bretons la parlent, je ne vois simplement pas l'intérêt de la parler face à des gens qui ne la comprennent pas. Après, je ne disais pas ça pour vous l'interdire sur le blog (je n'en ai ni le droit, ni même l'envie), je faisais une comparaison avec les CPF parce qu'il me semble (mais je peux me tromper) que votre communautarisme prend sa source dans le même ressentiment que celui des néo-Français (et qu'ils soient là depuis 2-3 générations ou qu'il s'agisse d'Européens de souche ne change rien à l'affaire). Enfin, que le breton soit la dernière langue celtique continentale a avoir un lien avec le gaulois, je ne le nie pas, mais en quoi cela a-t-il une importance ? Parce qu'à ce rythme-là, on peut aussi tous se mettre à apprendre le haut-allemand qui influença la grammaire française, et puis aussi le latin, et pourquoi pas le grec ancien dans lequel fut écrit la plupart de nos chefs d'œuvre philosophique ?

En fait, cette discussion est intéressante dans la mesure où elle fait ressortir une dimension du combat identitaire régionaliste : la question posée est celle de la culture (comme chez les Allemands), et non pas celle de la politique ou de la cité (comme chez les Grecs ou les latins). La ND a également privilégié la dimension culturelle du combat au détriment de celle de la politique, tout comme les identitaires, et je crois que cela explique en partie leur échec, tout comme cela explique en partie l'échec auquel est voué le combat régionaliste (je précise que je ne m'en réjouis pas, il s'agit d'un constat). Si je suis aussi critique, c'est aussi parce que je ne me sens pas de fibre commune avec les identitaires dont le combat me semble fortement teinté d'individualisme et d'une bonne dose de romantisme, mais les deux sont parfaitement compatibles.


@ P.A.W. sur le végétarisme, les hippies, etc. : dites-moi quelle phrase dans mon premier commentaire a pu vous offenser, je me ferai un plaisir de la renier. Je posais simplement une question, non pas malicieusement, mais parce que je pense que cela découle (peut-être) d'une "occidentalisation" (dans le sens péjoratif que lui a donné la ND). Et puis la question animale est suffisamment d'actualité (abattage rituel, élevage intensif, antispécisme, etc.) pour être abordée sur MZ (enfin, si l'équipe trouve le temps et les personnes pour faire une telle émission).


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ cher LO : il ne s'agit pas de ressentiment mais d'un simple constat. Nous sommes entre nous donc je peux le dire :-) : le bilinguisme ne doit être pour nous qu'un argument pour développer le breton dans les écoles, au aucune façon il ne doit être un objectif réel pour les nationalistes et identitaires bretons. Il n'y a aucun bilinguisme durable, une des deux langues prenant toujours l'avantage sur l'autre dans une situation de diglossie. Ne reproduisons pas l'erreur de nos frères d'Irlande. Le breton sera la langue officielle de la république (ou du royaume) de Bretagne. Pour paraphraser le ministre français Anatole de Monzie "pour l'unité linguistique de la Bretagne, la langue française doit disparaitre" (pour retrouver la phrase originale vous n'avez qu'à remplacer "Bretagne" par "France" et "française" par "bretonne").

Donc oui, comme le disait Roparz Hemon, le français est en Bretagne la "charrette de l'Ankou". En tuant l'esprit de la langue, "on" a tué une bonne part de l'esprit breton. Mais les Bretons sont les premiers responsables de cet état de fait... Pas de victimisation donc.

Pour aller dans votre sens : l'Etat breton ducal était francophone, tous les actes de l'Etat breton étant écrit en français et non en breton ou en latin. C'est un fait historique. Tout comme le fait que l'ordonnance de Villers-Cotterêts, faisant du "langaige françoys" la langue officielle du royaume, sont signés du roi de France "et breton" (François Ier): cin d'oeil de l'Histoire là aussi. Le dernier duc de Bretagne brittophone est mort au début du XIIe siècle (Alain IV Fergent, par ailleurs comte de Cornouaille).

PS : je me rends compte que j'ai commis des fautes de français dans mes précédentes interventions. Ca m'apprendra à ne pas me relire. J'espère que nos voisins d'outre-Couësnon me pardonneront ma maitrise imparfaite de la langue des lumières.

Écrit par : Gurvan | 01.07.2012

Mea Culpa, j'ai eu un présupposé sur vos propos.

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

Les bretons on cette chance que leur langue est bien plus vivace que nos wallons qui sont moribond, profitez-en pour qu'elle soit votre première langue nationale.
Ici en Wallonie, en admettant qu'on arrive à devenir une nation autonome, il faudra bien plusieurs génération pour arriver à faire revivre nos wallons.

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

soutien d'un brièron à mes amis bretons!

Écrit par : travailleur pauvre | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Gurvan,

N'oubliez pas cher camarade qu'outre Couësnon il n'y a pas que des français mais aussi des normands !

Unité de la Normandie !

http://www.mouvement-normand.com/

Écrit par : Jeunesse Normande | 01.07.2012

Répondre à ce commentaire

Le Vlams Belang est libéral! En plus, ils sont pro EU ("la Belgique va s'évaporer entre les région et l'Europe", ça vous dis quelque chose?).
Qu'il supporte l'indépendance de la Bretagne, c'est très bien, mais il ne faut pas se leurrer, leur but est de rester dans l'opposition pour se la couler douce avec l'argent que ça rapporte, ce sont des démagogue de premier plant, je suis séparatiste Wallon et donc et, on a peut-être aucun partit politique séparatiste qui en vaut la peine (que des rattachistes), mais je préfère encore ça qu'un partit hypocrite tel que le Vlams Belang.
Franchement, n'attendez rien d'eux, s'ils supporte les bretons, ça n'est que par démagogie.

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

J'étais bien fatigué moi pour confondre NV-A et Vlams Belang. Donc, tout ce que j'ai dis se rapporte à la NV-A, concernant le Vlams Belang, je ne sais pas grand chose d'eux puisque toute leurs publications sont en flamant et que je ne connais pas assez cette langue que pour lire un programme politique dans celle-ci.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

"Européen et fédéraliste" vous parlez de l'UE là? Si oui, je comprends mieux vos rapport avec le Vlams Belang...

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Idem, NV-A et non Vlams Belang.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Bonjour,
Lorsque j'étais petite ma mère a voulu que mes soeurs et moi apprenions le breton. Nous avons été horrifiées, car les représentants de la langue bretonne étaient tous de répugnants baba-cools qui portaient l'écharpe des Palestiniens et des badges anti-nucléaires (Nein Danke, je me rappelle que c'était inscrit en allemand). Les plus vieux avaient de longues barbes crasses.
Je regrette maintenant énormément de ne pas parler ma propre langue, mais jamais je n'aurais pu me mêler à des gens pareils. J'espère pouvoir l'apprendre un jour.

Je suis maintenant en Ecosse (pas les Highlands) et je peux vous affirmer que personne ici ne sait ce que c'est que la Bretagne ou les Bretons. ça me lasse alors je ne dis plus d'où je viens.
Je peux aussi confirmer qu'il existe (existait jusqu'à au moins il y a vingt ans) une identité celte très très forte. Elle est telle qu'on ne peut en aucun cas me confondre avec une française. ( oui, les Bretons ont un caractère de cochon, ils sont têtus et ils ont tendance à s'enflammer comme de l'étoupe) et si je suis comme je suis c'est aussi grâce aux femmes bretonnes qui m'ont éduquées de la maternelle jusqu'en classes prépa.

Je me méfierais beaucoup du Parti Nationaliste Ecossais (SNP), ce sont des gauchistes qui ne rêvent que d'une chose: ouvrir les frontières à l'émigration extra-européenne. En réalité, ils veulent expulser les Anglais pour les remplacer par les "opprimés de la terre". Génial. Habitant ici, je vois les affiches sur les murs.

Écrit par : Nathalie | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

J'ai un peu la même expérience avec le wallon (comme je l'ai déjà dit, je suis séparatiste Wallon), j'ai vraiment découverts le wallon avec mon arrière-grand-mère (que j'ai connu assez tard dans mon enfance, histoire de famille...) et là, je ne savais pas trop quoi en pensé, mais ça m'emmerdait de devoir passer par ma mère pour traduire tout ce que nous nous disions. Par la suite, j'ai cru à la propagande qu'on nous inculte insidieusement à l'école que le wallon est une langue de bouseux et j'ai rejeter cette langue. Par la suite, j'ai réalisé à quel point cette propagande est infondée (les wallons sont une langue riche bien sûr), j'ai commencé à apprendre le wallon de mon "chef lieu" (j'ai dû arrêter, mais ce n'est que partie remise, quoi que j'irai vraiment à la source en apprenant d'abord le wallon de la ville d'où viens la partie de ma famille qui est wallonne).

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

@P.A.W. : dans son programme Adsav! défend l'idée d'Europe confédérale. Mais dans les faits, bon nombre d'entre nous sommes fédéralistes. Non, rien à voir avec l'UE actuelle. Pour ma part, je suis revenu à la Bretagne via l'idée européenne...
Concernant nos liens avec les Flamands : ils sont anciens et dépassent la simple vie des partis. J'ai l'excellent souvenir d'une soirée lors d'un camp du Voorpost où nos camarades ont entonné des chants bretons (en breton) qui se sont retrouvés dans les carnets de chants (très fournis) de nos frères flamands à l'époque du VNV... Certains ont intimé l'ordre aux Flamands de cesser d'inviter les Bretons (Adsav!). Heureusement les Flamands sont des gens de la "longue mémoire" et de la fidélité et ne se laissent pas dicter leur conduite par quelques "identitaires" tricolores.

@JN: sincères salutations à mes compatriotes normands ! (oui, je suis un sang-mêlé)

Écrit par : Gurvan | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Les militants sont certainement des gens très bien (tant que maintenant, je n'en connais pas personnellement, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ça soit des gens qui n'oublie pas leurs amis), mais le poisson pourrit par la tête, Bart de Wever est une pure saloperie hypocrite et manipulatrice et il ne doit pas être le seul comme ça à la tête du Vlams Belang.

Écrit par : P.A.W. | 02.07.2012

Je le précise ici aussi, je pensais à la NV-A et non au Vlams Belang, mais trop fatigué, j'ai fait ce très mauvais amalgame.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

@Nathalie : j'ai passé mon dernier été dans un tout petit pays d'Europe où j'ai commencé à apprendre la langue. J'ai dès le départ dit que je n'étais pas français mais breton et gentiment demandé à ce qu'on ne m'appelle pas "le Français". Non seulement les gens ont compris mais ils se sont intéressés à la Bretagne et m'ont posé beaucoup de questions. Il ne faut jamais lâcher sur ce point. Les Bretons sont les premiers responsables de l'absence de reconnaissance de la Bretagne à l'étranger. Il suffit de regarder la nullité de la promotion de notre pays lors du Festival Interceltique de Lorient. Cette année, le festival défendra la francophonie via l'Acadie, une nouvelle fois invitée d'honneur... Il y a des balles dans le genou qui se perdent. Bon, je m'emballe un peu...

Nous ne nous faisons aucune illusion sur le SNV... hélas !

Écrit par : Gurvan | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@P.A.W.

Bart de Wever n'est pas à la tête du Vlaams Belang mais du NVA... (président actuel du VB : Bruno Valkeniers)
De toute évidence tu confonds les deux, car les critiques dans tes messages précédents correspondent beaucoup à la NVA, alors qu'au VB l'aspiration séparatiste est réelle.

Écrit par : Dietsland | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Oui, beaucoup de choses à faire ces temps-ci, et donc, de fatigue, ainsi, à une heure aussi tardive, j'ai fais cet amalgame qui n'a aucun sens alors que je sais très bien ce qu'il en est. Vraiment désolé de cette confusion. Je me suis levé un matin (le surlendemain, même pas le lendemain) en me demandant comment j'avais pu faire une tel sotise, mais je n'ai pas eu le temps de revenir ici avant maintenant.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Sinon, émission excellente (si ce n'est que pour les extraits musicaux, j'aurais bien aimé un petit Kan Bale An ARB ou un chant en breton à la place de la Blanche Hermine de Gilles Servat qui n'est pas un ami du nationalisme ethnique breton...).

Le nationalisme fondé sur l'ethnie est le seul qui soit véritablement légitime.

Vive Adsav, vive Breizh libre.

Écrit par : Dietsland | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Bonjour,
(Afin qu’il n’y ait pas d’ambigüité, je précise que si Leonardo est mon pseudo, je suis intervenu en tant que Julien dans l’émission consacrée à François Duprat, ce qui signifie mon orientation).
J’ai bien aimé cette émission. Pour être très honnête, j’avais quelques préventions mais qui ont été assez vite, sinon levées, du moins modulées par les intervenants. Vu mes origines, jeune, avant de rejoindre le mouvement NR et Duprat, ma chambre était décorée des bannières de Strollad ar Vro et j’ai une sympathie quasi génétique pour l’Emsav. Donc, je n’ai pas d’hostilité jacobine à priori, loin de là, pour la cause de ma nation. Et celle de mes ancêtres aussi loin que j’ai pu remonter.
Mais, si je n’ai pas d’hostilité, j’ai un(ou plusieurs) problèmes(s).
D’abord, je n’ai pas compris, au long de cet entretien d’1H30 ce que c’était d’etre breton. Je ne porte pas de jugement, je constate. Pour ce qui me concerne, via le droit du sang, je sais que depuis 1630, mes ancêtres sont bretons. Dans un rayon de 30 Km, pour des raisons professionnelles, de proximité, voire de consanguinité (pourquoi ne pas le dire), tout se passe par là jusqu’au XX° siecle quasi inclus. Donc, je revendique le droit du sang. Mais si j’écoute bien ce qui est mis en avant, je me demande si ce qui est mis en exergue n’est pas aussi le droit du sol. Pourquoi pas ? Je ne porte pas de jugement, mais cela n’est pas clair. Parce qu’à cette aune-là, les estivants intérimaires et vacanciers que vous décriez, peuvent tout à fait ce revendiquer d’une identité bretonne, certes partielle, mais effective.
Bon, je passe là-dessus. Passons au sujet suivant. La langue bretonne. Oui, c’est vrai, à Treguier, mon père s’est tapé le « Interdit de cracher par terre et de parler breton ». Oui, il y a eu une répression indigne. Scandaleuse. Pour autant, pourquoi ne pas dire, qu’une moitié de la Bretagne n’a jamais parlé breton en deçà du Trieux. Et reconnaitre que dans le maintien nécessaire de la vitalité de la Langue bretonne, subsiste ce problème historique.
Tout cela ne serait pas bien grave si il n’y avait le reste. Quand je parle du reste, c’est de notre environnement.
Vous accusez l’Etat français de tous les maux. Ces propos étaient tout à fait recevables il y a 30 ans, mais, comme vous le soulignez par ailleurs, « times are changing ».L’influence de l’Etat français a considérablement diminué sur les décisions structurelles, vitales des populations qui sont sous sa coupe. L’Union Européenne(ou dite telle) se charge, sur un schéma non démocratique, de règlementer, parfois à raison, souvent à tort, un certain nombre de nos déficiences. Je suis surpris que des porte parole de l’EMSAV agrée à cette mutation. Si nous pouvons contester à des « Français » la légitimité de régenter nos besoins, nous devons encore plus contester à des fonctionnaires, élus de quiconque, nationaux de nulle part, le droit de s’immiscer dans nos affaire. En Bretagne, ou ailleurs.
Et puis , parce que c’est là que ça coince vraiment, je ne vois pas de vision de politique internationale. S’en prendre à l’Etat français, c’est bien, ça peut être justifié, ça l’est même souvent, mais le problème, les gars, c’est qu’il n’est plus là.
Elle fait quoi la Bretagne face à la City, à Wall Street et à Goldman Sachs. Elle fait quoi la Bretagne, sans Armée j’ai bien noté, en cas de conflit international. Elle dit quoi la Bretagne si demain ça pete entre la Turquie , la Syrie et que la Russie et la Chine s’en mèlent. Comme je vous ne ferai pas le procès de ne pas y’ avoir pensé elle passera un accord, la Bretagne, évidemment. Et avec qui ? Avec l’Union Européenne, maquée avec les Américains, ou avec la France , qui quoiqu’on pense a une bombinette qui peut éventuellement se faire entendre.
Bon, je m’arrete. Vous comprendrez pourquoi je suis NR « français » meme si mes quartiers de bretonnitté n’ont rien à envier à personne. Je me méfie de l’Empire et du « diviser pour régner ».
Cela ne m’empêche pas de suivre avec sympathie votre combat. Quelque part, il est évidemment le mien. Forcément .Evidemment. C’est dans les tripes. Mais, à un moment, faut pas se tromper d’Ennemi principal.
Bien à vous.

Écrit par : leonardo | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Bien d'accord avec pratiquement tout, je n'ai qu'une remarque à formuler:
Le "diviser pour régner" sert d'excuse à maintenir des états qui n'ont aucune cohérence, ils n'ont aucune cohérence tout autant pour régner, il n'y a donc aucun complexe à avoir à vouloir des états cohérents, tout les petits états cohérent d'Europe son riche (Grand-Duché du Luxembourg, Vatican, Liechtenstein), certes on peut opposer la Suisse qui est un fédéralisme plutôt réussi, mais, d'une part, il me semble que la démocratie participative y est pour beaucoup, d'autres part connaissez-vous beaucoup des états fédéraux ou confédéraux ou centralisé (soit des états qui se sont fédéré depuis si longtemps qu'il y a une illusion de cohérence national, cohérence qui fait un peu illusion par le centralisme) qui sont aussi prospère? Moi pas, aucun. La séparation de la Tchéquie et de la Slovaquie à bénéficier au deux. D'ailleurs la Tchéquie et la Slovaquie sont-elle moins prise au sérieux au niveau international que la Tchécoslovaquie?
La question de l'armée est importante, pour revenir à la Suisse, c'est un pays relativement petit, mais ils ont deux énorme avantages: la neutralité et un fort investissement dans la défense militaire.
Si on est contre l'ingérence (pseudo-humanitaire), on ne peu qu'être pour la neutralité de sa nation, si on veut éviter autant que possible d'être envahis en tant que petit pays (Wallonie, Bretagne, Corse, ...), la neutralité (la vrai, pas celle de la Belgique avant-guerre qui n'était qu'un artifice) est très important et l'investissement dans la défense militaire aussi bien sûr. Je pense donc que plutôt que de s'inquiéter de la pseudo-faiblesse issue de la division (l'union ferait la force, regardez comment l’Allemagne à envahi la Belgique en 1940, vous verrez comme ça marche bien la sois-disant union qui fait au final peut-être encore plus de faiblesse), il faut voir la richesse et la force que l'on tirerait d'un état cohérent.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Bonjour,
(Afin qu’il n’y ait pas d’ambigüité, je précise que si Leonardo est mon pseudo, je suis intervenu en tant que Julien dans l’émission consacrée à François Duprat, ce qui signifie mon orientation).
J’ai bien aimé cette émission. Pour être très honnête, j’avais quelques préventions mais qui ont été assez vite, sinon levées, du moins modulées par les intervenants. Vu mes origines, jeune, avant de rejoindre le mouvement NR et Duprat, ma chambre était décorée des bannières de Strollad ar Vro et j’ai une sympathie quasi génétique pour l’Emsav. Donc, je n’ai pas d’hostilité jacobine à priori, loin de là, pour la cause de ma nation. Et celle de mes ancêtres aussi loin que j’ai pu remonter.
Mais, si je n’ai pas d’hostilité, j’ai un(ou plusieurs) problèmes(s).
D’abord, je n’ai pas compris, au long de cet entretien d’1H30 ce que c’était d’etre breton. Je ne porte pas de jugement, je constate. Pour ce qui me concerne, via le droit du sang, je sais que depuis 1630, mes ancêtres sont bretons. Dans un rayon de 30 Km, pour des raisons professionnelles, de proximité, voire de consanguinité (pourquoi ne pas le dire), tout se passe par là jusqu’au XX° siecle quasi inclus. Donc, je revendique le droit du sang. Mais si j’écoute bien ce qui est mis en avant, je me demande si ce qui est mis en exergue n’est pas aussi le droit du sol. Pourquoi pas ? Je ne porte pas de jugement, mais cela n’est pas clair. Parce qu’à cette aune-là, les estivants intérimaires et vacanciers que vous décriez, peuvent tout à fait ce revendiquer d’une identité bretonne, certes partielle, mais effective.
Bon, je passe là-dessus. Passons au sujet suivant. La langue bretonne. Oui, c’est vrai, à Treguier, mon père s’est tapé le « Interdit de cracher par terre et de parler breton ». Oui, il y a eu une répression indigne. Scandaleuse. Pour autant, pourquoi ne pas dire, qu’une moitié de la Bretagne n’a jamais parlé breton en deçà du Trieux. Et reconnaitre que dans le maintien nécessaire de la vitalité de la Langue bretonne, subsiste ce problème historique.
Tout cela ne serait pas bien grave si il n’y avait le reste. Quand je parle du reste, c’est de notre environnement.
Vous accusez l’Etat français de tous les maux. Ces propos étaient tout à fait recevables il y a 30 ans, mais, comme vous le soulignez par ailleurs, « times are changing ».L’influence de l’Etat français a considérablement diminué sur les décisions structurelles, vitales des populations qui sont sous sa coupe. L’Union Européenne(ou dite telle) se charge, sur un schéma non démocratique, de règlementer, parfois à raison, souvent à tort, un certain nombre de nos déficiences. Je suis surpris que des porte parole de l’EMSAV agrée à cette mutation. Si nous pouvons contester à des « Français » la légitimité de régenter nos besoins, nous devons encore plus contester à des fonctionnaires, élus de quiconque, nationaux de nulle part, le droit de s’immiscer dans nos affaire. En Bretagne, ou ailleurs.
Et puis , parce que c’est là que ça coince vraiment, je ne vois pas de vision de politique internationale. S’en prendre à l’Etat français, c’est bien, ça peut être justifié, ça l’est même souvent, mais le problème, les gars, c’est qu’il n’est plus là.
Elle fait quoi la Bretagne face à la City, à Wall Street et à Goldman Sachs. Elle fait quoi la Bretagne, sans Armée j’ai bien noté, en cas de conflit international. Elle dit quoi la Bretagne si demain ça pete entre la Turquie , la Syrie et que la Russie et la Chine s’en mèlent. Comme je vous ne ferai pas le procès de ne pas y’ avoir pensé elle passera un accord, la Bretagne, évidemment. Et avec qui ? Avec l’Union Européenne, maquée avec les Américains, ou avec la France , qui quoiqu’on pense a une bombinette qui peut éventuellement se faire entendre.
Bon, je m’arrete. Vous comprendrez pourquoi je suis NR « français » meme si mes quartiers de bretonnitté n’ont rien à envier à personne. Je me méfie de l’Empire et du « diviser pour régner ».
Cela ne m’empêche pas de suivre avec sympathie votre combat. Quelque part, il est évidemment le mien. Forcément .Evidemment. C’est dans les tripes. Mais, à un moment, faut pas se tromper d’Ennemi principal.
Bien à vous.

Écrit par : leonardo | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Dietsland : j'aurais également bien souhaité un morceau en breton comme le Kan Bale, voire l'hymne national breton... pourquoi pas ? (ne serait-ce que pour les faire découvrir et sortir de l'éternelle Blanche Hermine) Mais bon, il est déjà bien que MZ ait consacré une émission à la Bretagne via Adsav!. Il ne faut pas trop en demander.

@Leonardo : je me définis moi-même comme NR (mais pas "français" bien sûr). Je comprends vos réserves (j'ai un autre point de vue sur la Haute Bretagne mais passons). Je pense que si vous voulez connaître le point de vue d'Adsav! sur les points que vous soulevez, il faudrait que vous jetiez un oeil sur le programme de gouvernement breton d'Adsav!. On peut sans doute le trouver incomplet sur tel ou tel point, mais il défriche largement la plupart des questions que devrait traiter un hypothétique Etat breton.

Prenons l'exemple du "droit du sang" : c'est l'option défendue par Adsav!, ce qui nous vaut d'être taxé de racisme par certains. Mais il n'est pas absolu. Ainsi, Adsav! distingue "nationalité bretonne" et "citoyenneté bretonne" : certains non-Bretons pourraient dans des cas précis et limités obtenir la citoyenneté bretonne sans être des nationaux (puisque non-Bretons).

Concernant la politique étrangère, nous pensons que c'est à l'Europe que sera dévolue ce domaine. La Bretagne n'aurait pas les moyens de mener seule une politique étrangère autonome. D'ailleurs, personnellement, je ne trouverais pas cela souhaitable.

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Comme je viens de l'expliqué, je suis pour la neutralité des pays (nation, état ou peu importe comment on appel ça), ainsi, la politique étrangère n'a pas à être militaire, ça n’empêche pas la diplomatie dans la neutralité et donc, de ne pas s'en remettre à l'Europe (que ça soit l'horrible UE ou une autre forme d'Europe), on ne s'en remet qu'à soi-même. Ceci n'empêche pas, en cas d'envahissement militaire d'une "grande puissance" de faire un accord de défense militaire occasionnel avec les pays limitrophes, pour se défendre soi-même en défendant les autres, mais ceci se ferait exclusivement dans ce cadre de défense contre un envahisseur ayant des velléités d'envahissement d'une région regroupant plusieurs pays (à l'instar des Gaules s'unissant, malheureusement pas assez, contre l'empire romain).

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Très bonne émission en effet. Des intervenants de qualité ( comme souvent ) et des animateurs impécables ( comme toujours ).
J' aimerai après lecture de votre texte Leonardo, apporter quelques réflexions :

On peut facilement retourner la question diplomatique mondiale en cas d' indépendance Bretonne, sur la France.
Que fait la France par rapport à la Syrie, la Libye, l' Europe etc... Pas très beau tout ça nous sommes d' accord.
La france n' est pas aux mains des nationalistes ( sa se saurait ) mais des pires félons qu' on puisse trouver.
A partir de là, il n' y a pas d' erreur sur l' ennemi, c'est le même que celui du NR français, et donc au final il n' y a aucune raison pour un nationaliste Breton de vouloir défendre se pays quand on considère ne jamais en avoir fait parti.
C'est d' ailleurs ce que les intervenants expliquent très bien, il y a deux justifications pour l' indépendance, l' histoire, et la situation actuelle : la France s' écroule, émancipons nous pour ne pas couler avec elle.

Je pense que le concept de diviser pour mieux régner ne s' applique pas vraiment dans se cas, puisque si la Bretagne devient indépendante, c'est avec la république française que vous combattez vous aussi qu' elle se séparera.
En fait il ne s' applique cette regle entre nationalistes français et Bretons ( ou Corses ) que lorsque les nationalistes français ont dans leur coeur l' idée que si le drapeau flotte sur une terre, alors elle est française. C'est un peu cette réaction qui a poussé les nationalistes de l' époque à s' engager dans des mouvements types OAS.

Mais c'est un symptôme connu que l' on retrouve pas seulement en Europe : L' avis des nationalistes Anglais sur l' Irelande du nord est surement très loin du notre par exemple. Tout comme des Nationalistes Italiens ne verraient aucun problème à ce que la Corse redevienne indépendante, alors que pour la Sicile...

Il persiste aussi cette pensée que le système se complétait à voir éclater les nations, avec comme procédé l' indépendance de certaines régions. Très honnêtement j' en doute fortement. Il y a longtemps que se serait déjà fait étant donné la ferveur qu' ont pu connaitre ses régions par le passé. Par contre L' éclatement des nations au profit d' une sorte d' états unis europe semble bien plus réaliste, et on le voit tout les jours, c'est ce qui se passe.

Écrit par : Anto | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@gurvan
Je reconnais ne pas avoir été fouiné sur le programme d'Adsav, donc, petit mea culpa, il convienne que je le fasse.
Là ou nous divergeons, c'est la dévolution à l'Europe de la politique étrangère.(j'y reviendrai dans le message suivant). Il est totalement impossible , en l'état des institutions européennes de déléguer un pouvoir à cette Commission. Je ne veux pas etre désagréable, car je sais que vous pensez comme moi, je pense, mais il est inadmissible de remettre notre souveraineté dans les mains de madame Ashton ou de l'un(e) de ses clones de demain. Vous en conviendrez , je pense aisément.
Sur le droit du sol/ droit du sang.Vous savez , comme moi, que c'est un sujet compliqué entre la Bretagne et la France.Il me serait facile de clamer Droit du sang.!Mais 5 siècles sont passés par là et je m'en garderai bien...Donc, j'avoue humblement ne pas avoir de position, car je connais aussi des prétendus bretons qui en ont oublié jusqu'à leur ame.Bien à vous.
@anto
Oui, je ne peux qu’être d'accord avec vous sur la politique menée par la France en Syrie , Libye etc..On est d'accord.
Là ou on l'est peut etre moins, c'est sur les causes de cette politique.Perso, je pense que c'est lié , essentiellement, à une inféodation du système politique de la nation concernée, et non à son périmètre géographique.
Bon, sur le "diviser pour regner", on n'est pas d'accord.Je vais pas vous convaincre, mais il me semble que l'URSS a eu pas mal de mal à se remettre de son éclatement, et des sous éclatements multiples provoqués, que la Yougoslavie l'a payé cher(et encore aujourd'hui), que la Lybie est dans les limbes pré étatiques, (et ne parlons pas de l'affaire malienne), et d'une façon générale que tout ce qui conduit à l'éclatement, politique, ou confessionnel(Irak, Syrie etc..)profite au système dominant.Bien sur on est loin de la Bretagne.Bien sur je préférerai parler des algues vertes de St Brieuc à Trebeurden, et du port de Paimpol devenu de plaisance, n'en déplaise à Pierre Loti.Oui, je préfèrerai me dire que les ports de Brest et de Lorient sont sous exploités par l'Etat français, par négligence ou par volonté délibérée.Les solutions seraient peut etre plus simples à évoquer.Mais, pour l'instant, j'ai du mal. Bien à vous.

Écrit par : leonardo | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

Pour l'ex-URSS, les difficulté viennent du fait que la Russie veut en perdre le moins possible, pensez-vous que les Biélorusse, les Ukrainien et les pays baltes regrette leur indépendance?
Pour l'ex-Yougoslavie, le problème, c'est principalement le fait que l'OTAN a fait en sorte qu'il y ai un découpage injuste. Autrement dis, rien n'est encore vraiment établit et j'ose espérer que les frontières vont y bouger dans un meilleur découpage.
Pour la Libye, ça n'est pas tout à fait la même chose, bien sûr l'OTAN est intervenu, mais son optique était, tout comme en Irak d'affaiblir l'état en le décapitant. La division qui s'y dessine est donc un peu plus cohérente (du moins c'est ce qu'il semble), mais c'est la brutalité du changement, de cette guerre artificiel qui fait que les problèmes sont loin d'y être réglé.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Leonardo, nous ne parlons tout simplement pas de la même Europe... Mais, je pense que nous sommes d'accord sur l'essentiel. D'ailleurs, je trouve également que la plupart de mes camarades sont un peu trop britto-centrés pour tout vous dire.

@ Anto : je ne suis pas sûr qu'il soit judicieux d'utiliser les termes et les définitions françaises de "nation" et "région". Il s'agit d'Etats-nations et de nations ethniques dans la plupart des cas.

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Gurvan :Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des racines outre couesnon, pour le reste Leonardo a raison refuser d'aborder la politique étrangère c'est se cantonner aux algues verte, aux porcherie et continuer a modire l'Etat colonial en passant a côter des vrais sujet.

Écrit par : kadog | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Kadog : je n'ai pas bien compris le début de ton message. Pour le reste, j'allais justement dans le sens de Leonardo...

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 02.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ Gurvan Penn Kalet : "je ne suis pas sûr qu'il soit judicieux d'utiliser les termes et les définitions françaises de "nation" et "région". Il s'agit d'Etats-nations et de nations ethniques dans la plupart des cas."

Justement, il me semble que le terme de "nation" implique une construction politique, comme ce fut le cas avec la nation française, alors que l'identité des différentes "régions" n'a jamais (ou rarement) été façonnée par la politique, ce qui explique pourquoi elles ont été populaires, mais également pourquoi elles ont détruites été détruites si facilement par le pouvoir politique.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 03.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ LO :
"Justement, il me semble que le terme de "nation" implique une construction politique, comme ce fut le cas avec la nation française, alors que l'identité des différentes "régions" n'a jamais (ou rarement) été façonnée par la politique, ce qui explique pourquoi elles ont été populaires, mais également pourquoi elles ont détruites été détruites si facilement par le pouvoir politique."

C'est juste, cela dit la Corse, qui fut une nation à part entière avec une vision politique propre, peu sous le règne du Roi Théodore certes, mais surtout sous le régime de Pasquale Paoli qui influença la politique de nombreux pays dont les états unis et la France ( pas forcément sur les meilleurs aspects je suis d' accord...). Alors qu' en fin de compte très peu appliqué en Corse sous Paoli, la fameuse déclaration universelle des droits de l' homme en est par exemple très inspiré.
La Creuse est une région française, sans nulle doutes, comme La Castagniccia et la Balagne sont des régions corses... Tout dépend le point de vue, dont je croix que nous ne sommes pas d' accord.

Écrit par : Anto | 03.07.2012

Répondre à ce commentaire

On reproche constamment aux séparatistes de vouloir ne se libérer de la coupe de l'Etat français que pour se mettre sous celle de l'UE...
Je ne suis pas sûr de bien comprendre. Car c'est bien l'Etat français qui fait appliquer sur son territoire et nous impose ces directives européennes transcrites dans son droit national. Ca revient donc déjà peu ou prou au même dans ce cadre français ! (le blocage de nos efforts de sauvegarde linguistique en plus)

Jusqu'à nouvel ordre l'Etat français est le relais plutôt docile de l'UE, pour la bonne raison qu'il en est même partie prenante et constituante...
Et la République française n'a pas attendu d'y être "obligée" par l'UE pour nous imposer immigration massive, inféodation au système financier, censures et diktats idéologiques : en de nombreux domaines elle devance les désirs de cette fameuse UE qui certes est devenue une autorité antidémocratique, une anti-Europe, mais ne fait que chapeauter un Système dont la République française n'est que est l'échelon d'application qui nous est le plus direct (et qui de par sa nature centraliste et bureaucratique fait du meilleur boulot en ce sens puisque les lois s'appliquent à tous les territoires en même temps).

Même en essayant de ma placer du point de vue d'un nationaliste français que je ne suis pas, je serais obligé de constater que cette construction géopolitique qu'est la France (qui certes nous rétorque-t-on toujours n'est pas la République... mais on ne peut pas faire comme si elle ne l'était pas depuis plus de 200 ans maintenant) est devenue une machine qui travaille contre ses habitants autochtones.

Lorsqu'on nous dit que nous 'jouons le jeu de l'UE mondialiste contre la France', on nous évoque une France qui serait ce que l'UE n'est pas... Mais on nous parle d'un Etat français fantasmé tel qu'il "devrait être" ("celui qu'on reprendra bientôt, et par la tête encore!") et non de celui qui existe actuellement, qui est tout aussi haïssable et travaille tout autant contre nous, nous autochtones en général.
De l'UE et de la France, je ne sais donc pas qui est le pire, mais je ne vois pas pourquoi le Flamand que je suis devrait se sentir éternellement lié et concerné par l'un plutôt que l'autre.

Et même, quitte à choisir entre deux échelons du Système, celui qui malgré tous ses défauts aurait au moins l'avantage de m'octroyer un enseignement de ma langue ancestrale digne de ce nom serait forcément pour moi le moins pire.

Écrit par : Dietsland | 03.07.2012

Répondre à ce commentaire

Êtes-vous séparatiste flamand?

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Salut amis Bretons (et autres)!

Quelle bonne idée ce cycle des patries charnelles! Une façon de voyager à peu de frais :)
J'ai un souvenir mémorable d'une partie de pêche en mer au large de Lesneven il y a quelques années...
Merci à Padrig et Eric pour leurs interventions. Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne, ils ont des chapeaux ronds, vive les Bretons!

Kenavo!

Eburos

Écrit par : Eburos | 03.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ Anto : La Corse que vous me décrivez semble avoir été le territoire d'expérimentation du libéralisme politique... D'où la sympathie de Rousseau pour cette île (il rédigea un projet de Constitution).


@ Dietsland : La concentration n'a rien à voir avec le fait qu'il s'agisse d'un État-nation, c'est lié avec le développement de la bureaucratie, classe exécutive de l'époque moderne (cf. les travaux de Max Weber). Toutes les nations qui comptent ont été amenées à se centraliser un jour ou l'autre (Royaume-Uni, Russie, États-Unis d'Amérique, France, Chine, etc.), et cela ne s'est jamais fait dans la joie et la bonne humeur (Bruxelles va peut-être devenir à terme la capitale de l'Europe). Du fait de l'époque dans laquelle nous vivons, les régionalistes sont condamnés à refaire, en plus petit, un État-région centralisé, qui sera un nain géopolitique. En parodiant Nietzsche, on pourrait donc dire que le régionalisme, c'est la volonté d'impuissance. Le fédéralisme sympa tant vanté par les régionalistes, ça ne marche dans aucune grande nation (quand je dis "grande", c'est en terme d'impact international ; cela n'implique aucun mépris envers la Suisse par exemple).

À titre personnel, ma défense de la nation française n'a rien à voir avec le républicanisme étrange d'un Soral ou la nostalgie d'une monarchie que je n'ai jamais connu, elle découle simplement d'une prise en compte du cadre dans lequel se joue actuellement le et la politique(s), cadre qui est indépendant de nos volontés. Après, si la défense de la langue est si importante pour vous, vous pouvez créer des écoles hors-contrat où vos enfants n'apprendront que votre langue, tout comme les catholiques mettent leurs enfants dans des écoles spéciales où le programme scolaire correspond à leurs croyances, mais n'attendez pas que ça vous tombe tout cuit dans le bec (ça prouve bien que vous êtes plus français que vous ne le pensez... :D ).


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 04.07.2012

Répondre à ce commentaire

Pourquoi les séparatistes serait-il condamné au centralisme? C'est presque un contre-sens d'être séparatiste et centraliste, en tout logique, si on est pour l'autonomie de sa région, on est pour l'autonomie de chaque sous-région et chaque communes (car si on est pour l'autonomie, on est pour l'autonomie).
Les écoles catholique, ici en Belgique, sont subventionnée, une école coûte cher, sans subvention, ça reviendrait très cher et c'est déjà plus cher que l'école d'état, bref, avoir des riches qui ont accès à la langue bretonne et des pauvres qui n'y ont pas accès, ça n'est pas une solution.

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

@ Lo : Critiquable sur certains points, admirable sur d' autres, la Corse dont je vous parle était un système politique nouveau correspondant à une époque et qui n' était viable qu' en Corse, et qui pour le coup fonctionnait fort bien.

Écrit par : Anto | 04.07.2012

Répondre à ce commentaire

@Gurvan petite pic sur le Brito centrisme.

@lO "Le fédéralisme sympa tant vanté par les régionalistes, ça ne marche dans aucune grande nation (quand je dis "grande", c'est en terme d'impact international "

Sauf les Etats-Unie et la Russie... (a titre personel je suis pas fédéraliste)

Pour le rèste le separitisme est surtout dicté par un fort instinct de survie de ne pas vouloir sombré lentement mais surement avec l'Etat prison France, en voix avancé de négrification y'en a qui veule rester des pays Europeens honnete et travailleur^^.

Écrit par : kadog | 05.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ kadog : la Russie serait fédéraliste ? C'est une blague, tout est contrôlé par Moscou. Quant aux États-Unis, depuis la déclaration d'indépendance, l'État fédéral ne fait que grignoter les prérogatives des États fédérés.

Quant à votre séparatisme, si on regarde l'état des choses en Bretagne et le nombre de gauchistes assez impressionnant (une spécialité locale ?), vous allez avoir une Bretagne semblable à la République de François Hollande.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 05.07.2012

Répondre à ce commentaire

Et les область (oblast), qu'est-ce que c'est? La Russie est fédéraliste et centraliste, tout comme la Belgique (ça n'est pas cohérent, certes, mais c'est une forme de fédéralisme). Pour ce qui est des États-Unis d'Amérique, c'est un peu la même chose, avec non pas des область, mais des état, ce qui marque encore plus, au niveau sémantique, le fédéralisme, les élections présidentiel y marque aussi ce fédéralisme, on vote dans chaque état et chaque représentant de chaque état vote pour un président (ceci-dis, il y a bien sûr la même contradiction de fédéralisme et de centralisme, soit au final, une autonomie tronquée).

Écrit par : P.A.W. | 05.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ P.A.W. :

- Les petits États sont condamnés à n'être que des banques (Suisse, Luxembourg, Liechtenstein), des résidences huppées (Monaco), ou des capitales religieuses (le Vatican, qui n'est d'ailleurs pas aussi riche que vous le dites). Si l'on parle de vraie politique, on parle de rapport de forces, la neutralité est une utopie, car seule une politique de la puissance permet de peser dans les relations internationales. La voie du Liechtenstein, de la Suisse, du Luxembourg ou du Vatican, tout le monde s'en cogne dans les sommets internationaux (à tort ou à raison, là n'est pas la question).

- Le centralisme est liée à la modernité, qui impose aux États (s'ils souhaitent survivre) une bureaucratisation, et donc un certain centralisme. Le centralisme existe déjà dans les mouvements régionalistes puisque toutes les langues qui sont parlées par les militants sont des uniformisations (pour rappel, la langue française a été également uniformisée à partir des langues d'oïl ; idem pour l'allemand). Je ne vois pas pourquoi les régions ne subiraient pas le même sort, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

- Quand je parle de faire des écoles linguistiques, c'est purement et simplement la seule solution si l'on souhaite avoir un impact dans le réel. Alors oui, ça coûte cher, ça nécessite de l'investissement, tout le monde n'y aura pas accès, et alors, vous êtes égalitariste ? C'est la seule solution envisageable dans l'état actuel des choses. L'utopie, les "et si seulement", ce ne sont pas des solutions. Et ne me parlez pas des écoles "catholiques" sous contrat, on y rencontre plus de musulmans que de catholiques.

- Les oblasti [области] (et non oblast' [область], puisque il s'agit d'un pluriel nominatif) sont pilotés par le pouvoir central ; les gouverneurs régionaux sont nommés par Moscou depuis le milieu des années 2000. Quant aux États-Unis d'Amérique, le niveau étatique ne décide que de certains domaines secondaires (éducation, etc.), le niveau fédéral, pourtant titulaire des grandes charges (diplomatie, économie, armée, etc.) empiétant de plus en plus sur le niveau étatique. Donc le centralisme est bien une "fatalité" de l'époque moderne, y compris dans les fédérations.

Sinon, si vous pouviez centraliser vos réponses, ça permettrait de ne pas relire tous les commentaires juste pour retrouver vos dernières interventions. Rien d'obligatoire cependant.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 05.07.2012

Répondre à ce commentaire

Bonjour

Je cherche un ou des livres intéressant ayant pour sujet Vatican II, avez-vous des conseils pour moi?

Écrit par : travailleur pauvre | 05.07.2012

Répondre à ce commentaire

@LO 1) Gauchisme d'importation Français, quoi qu'il en soit quand j'entend ici ou là dans la mouvance natio préférer des patriotes d'importation aux gens de son peuple, ça incite vivement a ne pas miser un copek sur votres stato-nation, coagulation de peuple sans liens ethnique entre eux et Francisé de façons autoritaire par un Etat omnipotant.

2) Etat fédéraliste quand meme, la centralistion est le fait du système économique qui a besoin d'uniformiser les polpulation pour vendre des produits standart à des peuples standart. La modernité ou la vierge marie n'ont rien a voir dedans.

Écrit par : kadog | 06.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ travailleur pauvre :
Voici une liste de livres traitant du sujet recommandé dans le cours de catéchisme pour adultes donnée en l'Église Saint-Nicolas-du-Chardonnet :
- Mgr Lefebvre. La messe de toujours. Clovis ;
- Collectif, La raison de notre combat. Clovis ;
- Abbé G. Célier. La dimension œcuménique de la nouvelle liturgie. Fideliter ;
- M. Davis. La Réforme anglicane. Clovis ;
- Abbés Calderon et de la Rocque. Le problème de la Réforme liturgique. Clovis, 2001 ;
- R.P. de Chivré O.P.. La messe de Saint Pie V, commentaires théologiques et spirituels. Touraine micro édition. 2006 ;
- R.P. Calmel O.P.. Si tu savais le don de Dieu…, T. 1 La Messe. NEL. 2007 ;
- R.P. Héris O.P.. Le mystère de l'Eucharistie. Editions Siloé. 1943 ;
- La messe en question. Actes du Vème Congrès théologique de Si Si No No. Paris 2002 ;
- Card. C. Journet. Le Mystère de l'Eucharistie. Téqui. 1980 ;
- La messe a-t-elle une histoire ? Editions du MJCF. 2002 ;
- Arnaldo Xavier da Silveira. La nouvelle messe de Paul VI, qu'en penser ? DPF. 1975.

J'y rajouterai l'ouvrage (épuisé en français) de Rama Coomaraswamy, Les problèmes de la nouvelle messe, paru aux Éditions de l'Âge d'Homme, le livre de l'abbé Guillaume de Tanoüarn, Vatican II et l'Evangile, Servir, 2003 (en ligne : http://www.vatican2.free.fr/ ), les documents du Concile à titre documentaire ( http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm ), et surtout la Brève étude critique du Novus Ordo Missae des cardinaux Alfredo Ottaviani & Antonio Bacci (disponible en anglais ici : http://www.ewtn.com/library/curia/reformof.htm ) qui est le "texte fondateur" du combat traditionaliste catholique (ça se trouve en brochure pour 5-10€ dans les bonnes librairies catholiques). Bonne lecture.


@ kadog :
1) Le gauchisme d'importation française ? Tiens, on retrouve le bon vieux chauvinisme tant décrié chez les stato-nationalistes, comme si une idéologie avait une nationalité... Et pour votre gouverne, je suis pour un droit du sol très tempéré qui consiste à ne donner la nationalité qu'à des gens qui la méritent, qui aiment la France et peuvent participer à sa richesse (non-pécuniaire) ou à sa grandeur.

2) Si vous souhaitez rester dans vos certitudes sans prendre en compte près d'un siècle de travaux universitaires démontrant que bureaucratisation et modernité sont intimement liées, libre à vous, mais ne vous sentez pas obligé de mépriser les croyances des autres simplement pour vous dispensez de fournir des arguments.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 06.07.2012

Répondre à ce commentaire

1)Les idéologie ont des origines cuturelle le libéralisme est Anglais, le jacobinisme Français, le Fascisme Italien etc... et ce n'est pas interchangeable.

"... Et pour votre gouverne, je suis pour un droit du sol très tempéré qui consiste à ne donner la nationalité qu'à des gens qui la méritent, qui aiment la France et peuvent participer à sa richesse (non-pécuniaire) ou à sa grandeur."

C'est bien se que je vous reproche, votre conception de la nationalité est complètement déconecter de l'essence ethno-racial Franco-Française, se qui donne des limites de se qui est et de se qui n'est pas Français extremement floue et authorise toute les dérives.



2) C'est aussi aux nom de la meme modernité qu'on a fait venir dix millions d'allogène, suprimer la souveraineté des nations Européenne et ouvert les frontières aux quatre vent, moi je suis traditionnaliste Breizhad.

Écrit par : kadog | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

1a) Le libéralisme a en fait des origines françaises (J.-B. Say, les physiocrates), le jacobinisme (qui n'est pas vraiment une idéologie spécifique et qui ne fait que continuer la politique centralisatrice des Rois de France) c'est très bien implanté en Russie, et le fascisme serait d'après Sternhell une invention française (on peut lui également lui trouver des origines allemandes, voire spartiate). Qu'il y ait des environnements culturels qui influencent les idéologies pour leur donner un nouveau souffle ou une nouvelle forme à un moment, je ne le nie pas, mais une fois la transformation effectuée, l'idéologie n'est plus nationale. Si vous prenez les idées de Marx, elles furent allemandes (à l'époque où Marx écrivait), puis françaises (naissance du "marxisme" que Marx récusait), puis russes (léninisme). Il n'empêche qu'à chaque fois, ces nouvelles formes se sont répandues hors des frontières du pays, car les idées ne sont pas limitées par la culture qui leur a donné la vie. Sinon, le nationalisme ethnique ne serait le fait que des juifs...

1b) Il n'y a pas d'ethnie française, tous les nationalistes français conséquent (de Barrès à Montandon) l'ont toujours avoué, sans aucun complexe. D'ailleurs, si on prend vos critères purement ethniques, l'ami Gurvann est peut-être moins breton (il a des origines normandes) que les fameux gauchistes dont il était question un peu plus haut ; pourtant, je doute que vous alliez lui demander de se taire et de ne pas parler de la Bretagne par ce qu'il est un "sang-mêlé". Que la conception territoriale pose des problèmes, j'en conviens tout à fait, mais de là à dire que la conception ethnique est parfaite et résout tout, c'est une vaste blague comme je pense l'avoir démontré avec ce petit cas d'espèce. [@ Gurvann : ne m'en voulez pas de me servir de vous comme exemple de ma démonstration]


2) Alors, puisque là aussi il faut remettre les pendules à l'heure, je ne crois pas être un défenseur acharné de la modernité, comme en témoignent mes interventions précédentes sur ce blog... Et je suis curieux de savoir ce que vous mettez sous le terme de traditionaliste.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

Pas de souci. En même temps, j'ai été le premier à dire plus haut que parmi les grands rénovateurs du breton, il y avait des non-Bretons comme Meven Mordiern (pseudo). Par ailleurs, de nombreux militants et dirigeants nationalistes n'étaient pas entièrement bretons d'origine (Mordrel était en partie corse par exemple). Il n'en demeure pas moins qu'il y a une différence fondamentale entre un nationalisme à base ethnique et un nationalisme "de volonté" comme le "nationalisme" français : on est français parce qu'on se sent français. "Est français qui veut, est breton qui peut" comme disait Olier Mordrel.

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 07.07.2012

- Libéralisme qui n'est pas transposable en France du fait de sa tradition Etatique. Pour en revenir aux gauchistes ils sont tous parfaitement Français puisque dans le meilleure des cas ils cherches a sauver une un patois obscurantiste. Le jaquobinisme Républicain est totalement idéologique est régente la France de l'extrème droite à l'extrème gauche et se situe dans la continuité de l'alliance des rois avec la bourgeoisie.

"Le libéralisme a en fait des origines françaises (J.-B. Say, les physiocrates), le jacobinisme (qui n'est pas vraiment une idéologie spécifique et qui ne fait que continuer la politique centralisatrice des Rois de France) c'est très bien implanté en Russie, et le fascisme serait d'après Sternhell une invention française (on peut lui également lui trouver des origines allemandes, voire spartiate)."

Personnelement je ne serais pas très fier d'avoir produit autant d'hérésie.


-On est Breton a partir 1/4 de sang. La Sorbonne sous l'ancien régime enseignait pourtant que la France était composé de plusieur nation/groupe ethnique, mais ils ont peut etre disparu depuis. Maintenant seul Dieux peut faire des miracles mais cela aide grandement a une prise de conscience identitaire, de ses origines et de ne pas vouloir laisser la France continuer à dériver vers la rive sud de la méditerannée.



-Tradinionnalisme: refonder la nation sur ses bases tri-fonctionnel et sur ses racines celtique et chrétienne.

Écrit par : kadog | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

"nationalisme "de volonté" comme le "nationalisme" français"

Pas forcément, il était naturel et normal que les peuples de langue romane au delà des Pyrénées et des Alpes et à fond ethnique largement gallo-romain, se retrouvent dans la même nation. On peut discuter des exceptions mais c'est tout de même le terreau de notre nation.

Ce n'est pas parce que cette base ethnoculturelle est niée, qu'elle n'existe pas. La cinquième République dont la matrice est largement de droite, aurait tout pour plaire sans cet universalisme prétentieux.

Écrit par : Julien | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ Gurvann : en prenant la définition de Mordrel, on se rend compte que les descendants d'immigrés ne sont pas Français par le fait qu'ils ne se considèrent même pas comme tels.

@ kadog : le libéralisme fonctionne très bien en France (malheureusement), même s'il n'est pas aussi chimiquement pur qu'aux États-Unis ou au Royaume-Uni et encore, même là-bas, il n'est jamais complètement "pur", comme n'importe quelle idéologie (voyez la réalité du bolchévisme). Quant au "patois obscurantiste", je ne vois pas à quoi vous faites allusion, mais je trouve étrange qu'un traditionaliste reprenne les termes de Voltaire ; dans la même veine, le jacobinisme semble être d'avantage une incantation contre les vilains stato-nationalistes plutôt qu'une réalité : où voyez-vous une alliance entre la bourgeoisie et l'État à l'extrême gauche (chez les anarchistes ou les trotskystes de Lutte ouvrière) ou à l'extrême droite (que ce soit au FN ou dans des groupes, partis ou associations plus marginales) ?

Je soulignais le rôle de la France dans la formation de ces idéologies n'ont pas pour m'en vanter, mais pour prouver que votre argument ne tenait pas la route. Il semblerait d'ailleurs que vous vous confondiez systématiquement mes constats (sur la modernité, la centralisation, les idéologies, etc.) et mes propositions.

Le problème de tout nationalisme ethnique, c'est qu'à un moment ou à un autre, on en est réduit à faire de l'arithmétique : est-ce que deux quart-bretons (1/4 de sang breton pour le père et la mère) donnent naissance à un breton ? Donnent-ils naissance à un quarteron (pour reprendre un joli mot du temps jadis) et, si oui, peut-on le considérer comme vraiment breton ? Et ses enfants ? Et si les 3/4 de sang non-breton sont d'origine asiatique ou africaine et que cela se traduit dans la physionomie de l'individu en question, son quart de sang breton est-il suffisant pour lui garantir son appartenance au peuple breton ? etc.

Enfin, j'ai bien peur que refonder la nation sur des bases tripartites soit un doux rêve (Jean Haudry l'avait déjà déclaré au micro de MZ), tout comme le retour à des racines celtiques (qui impliquerait de faire de l'épuration ethnique, violente ou non). Quant au retour du christianisme, j'essaie de prier pour les païens, les hérétiques et les juifs, mais disons que les choses ne se présentent pas, là non plus, sous un angle favorable.


Bon sinon, je vais me calmer sur les commentaires et essayé de trouver un créneau pour écouter enfin cette émission.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

Me revoila.
J'aime bien cette discussion sur la "bretonnité" parce qu'elle nous renvoie, quoique nous le voulions, aux fondamentaux.
Un breton, c'est quelqu'un, qui pour des raisons qui ne lui appartiennent pas, qui sont le fruit de son histoire familiale,est dépositaire , quoiqu'il en veuille , du sang, du travail de ses ancêtres, de l'amour porté à cette terre, qu'il peut légitimer par l'investissement récurrent, à quelque niveau social que ce soit, pour le développement et la défense de cet espace. Cela ne se mesure pas en quartier de "bretonnités",mais c'est plutôt pas mal si il y a investissement sur la durée.Un breton, même exilé ,reste porteur de ce flambeau pour peu qu'il ne le renie pas.
Et évidemment il y a les autres bretons(rien de péjoratif, bien sur). Ceux qui y ont trouvé l'accomplissement, la terre qu'ils n'avaient pas trouvé ailleurs, ou qui, simplement, sont tombés amoureux de la Bretagne.Je n'en exclurai pas pour ma part, une partie des estivants, de passage estival.Bien sur, ils provoquent des dégâts collatéraux, en terme immobilier, notoirement, bien sur, ils nous énervent, mais je ne peux leur reprocher, si il est sincère , leur affection pour ma Bretagne.
Et puis, il y a les autres.Les bretons pour qui la Bretagne reste un accessoire.Ils profitent de cette terre sans lui rendre ce qu'ils lui doivent, voire, au pire, en la méprisant. Je leur en veux plus , qu'au franchouillard moyen qui vient ponctuellement profiter de nos terres, de notre Mer, et de notre accueil.

Écrit par : leonardo | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

Merci LO! Je note tout ça

Écrit par : travailleur pauvre | 07.07.2012

Répondre à ce commentaire

Si vous n'avez pas le temps de tout lire, lisez la Brève étude des cardinaux Alfredo Ottaviani & Antonio Bacci, le livre de Coomaraswamy, et jetez un œil aux documents de Vatican II en les comparant à un catéchisme traditionnel (un catéchisme de l'époque de Pie XII doit coûter moins de 15€). Avec ces quatre lectures, vous aurez un aperçu du bouleversement doctrinal et liturgique contre lequel se battent les catholiques traditionalistes.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 08.07.2012

Outre le chauvinisme anti-Français (qui vaut bien le chauvinisme anti-breton de la IIIe République), on se rend compte qu'Adsav est plus proche de Bruxelles que de Paris (un des intervenants le dit expressément à un moment), ce qui permet légitimement de se (re)poser la question de savoir si les régionalismes font le jeu du mondialisme (éclatement des ensembles unitaires afin de préparer une uniformisation). L'UE pousse dans ce sens, ce que les militants régionalistes n'hésitent pas à souligner, voire s'en félicitent (condamnation de la France pour non-respect des langues régionales).

L'idée d'une souveraineté indivisible évoquée rapidement par l'un des intervenants ("les droits des bretons, c'est tout ou rien", vers 20') est très intéressante en ce qu'elle illustre parfaitement ma conviction sur les régionalismes : il s'agit de recréer des États-nations en plus petit (pour rappel, le terme de souveraineté est une invention centraliste française à l'époque des guerres de religion ; rien à voir avec l'ethno-nationalisme donc).

Le rapport des mouvements régionalistes à l'État (en l'occurrence français) est également franchement ambigu : quand l'État propose des cours de breton suite à une demande des parents, c'est bien, mais quand l'État suit la même politique ethno-communautaire en mettant en place des cours de turc, alors l'État devient l'ennemi. Je me permets de rappeler ce truisme politique qui est que l'État est neutre dans son essence, et qu'il se contente d'appliquer l'idéologie dominante. Si les bretons (et demain les Français) ne sont plus maître chez eux, c'est aussi lié à la démographie dont il n'a pas été question dans cette émission (d'ailleurs, à quand une émission sur le sujet ?)

Le passage sur la religion révèle également à quel point les mouvements sont très influencés, bien malgré eux, par le libéralisme (liberté de conscience, "je suis catholique mais je ne crois pas en l'Église", etc.).

Sinon, sur les alliances avec les mouvements extra-hexagonaux, je me permettrais de citer Rousseau à qui MZ a consacré récemment une émission : « Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins » (l'Émile, le fameux passage sur les cosmopolites). Le racisme anti-Français (appelons les choses par leur nom), qui voudrait que tous les maux soient le fait de la France (ou des Français), est un bon révélateur de l'impasse régionaliste : si vous n'êtes pas capables de composer avec vos "voisins" proches (la France et sa population), alors pourquoi vouloir être européen ? Pourquoi pester contre l'État français si c'est pour déléguer à l'Union européenne ?

Bref, plus je creuse la question régionaliste, plus elle me paraît tordue.


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 08.07.2012

Répondre à ce commentaire

Bien résumé, LO.
Quelle que soit la sensibilité, on va dire "tripale" que l'on peut avoir pour telle ou telle sensibilité régionaliste, voire plus..., on ne peut que se dire qu'à un moment, le truc est tordu. Plutôt "Bruxelles" que "Paris", plutôt les "Tartares" que les "voisins", oui, je suis d'accord, LO, il y a un truc qui va pas.

Écrit par : leonardo | 08.07.2012

Répondre à ce commentaire

Cher monsieur LO,
Les sommets internationaux où les suppôts de coteries décident de ce qu'on leur a dis de décider, on peut aussi s'en foutre de ne pas y être entendu. Par ailleurs, en tant que voie dissidente, on a une vague chance de s'y faire entendre.
En quoi la survie d'un état est-il liée au centralisme?
Quand au lien entre bureaucratie, centralisme et modernisme, la Rome antique était déjà bureaucratique et centralisée, je doutes donc que l'on puisse parlé de modernisme.
En Wallonie, une très large majorité des wallons on survécu (quoi qu'il soit moribond), il n'y a jamais eu d'uniformisation et c'est tant mieux (ceci-dit, on nous a imposé le français déjà uniformisé, ce qui est peut-être pire).
Ici en Belgique, les écoles catholiques ne sont pas remplient de musulman (à moins que les choses n'ai complètement changé en dix ans, mais j'en doute), ceci-dis, je ne connais pas très bien le système d'école sous contrat, il me semble que c'est différent ici, mais je ne le jurerais pas. Ceci étant, sans avoir un avis tranché, je n'ai à priori rien contre ce que vous appelez "écoles linguistiques".
"Oбласти", vous avez très certainement raison, je m'en doutais, mais n'étant pas sûr (je suis loin de parler couramment le russe, je l'apprend et, pour tout dire, n'ai que 240 heures de cours pas du tout intensif à mon actif), je n'ai pas eu le courage de vérifier (je ne sais même pas où j'aurais pu vérifier d'ailleurs), ainsi, je l'ai laissé au singulier plutôt que de faire une faute dans le pluriel.
Que le pouvoir soit de plus en plus centralisateur, c'est hélas vrai, mais il ne l'est pas encore totalement et on n'est pas obligé de s'y résigner.
Je "centralise" parfois mes réponses, parfois pas et parfois à moitié.

Cher monsieur Kadog,
Si j'accorde à l'ethnie une grande importance, je suis assez dubitatif quand au 1/4 de sang, outre ce qu'en à déjà dit monsieur LO, en effet, pour définir ce 1/4, il faut au moins savoir jusqu'à quel génération faut-il remonter. Il est d'ailleurs bon de noter que la généalogie est assez inégalitaire et que certains peuvent remonter plus loin que d'autres (sans compter la tendance à privilégier la branche paternel qui complique les choses).
"Maintenant seul Dieux peut faire des miracles"
J'allais vous demander (histoire de faire un peu d'humour) si "Votre Dieu est 1/4 Breton" quand j'ai vu le "x" à Dieu. Est-ce une manière de reconnaître les racines polythéiste du catholicisme implanté en terre celte?
Quoi qu'il en soit, comment (ré)conciliez-vous les racines Celtes et le Christianisme? Par un renouveau du Christianisme celtique?

Écrit par : P.A.W. | 08.07.2012

Répondre à ce commentaire

@ P.A.W. :

- Vous pouvez effectivement estimer qu'il ne sert à rien de se soucier des sommets internationaux. Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas laisser tomber les élections, la formation politique, le militantisme, etc. Une vision politique cohérente et "ancrée dans le réel" (copyright MZ) implique de prendre en compte TOUS les leviers de pouvoir existants. Idem en ce qui concerne la centralisation : il y a des réalités historiques, géostratégiques ou politiques à prendre en compte, et on ne PEUT PAS effacer un impact qui remonte quand même à Philippe le Bel (fin du XIIIème, début du XIVème siècle).

- La survie d'un État est liée à la centralisation et à la bureaucratisation dans la mesure où, à l'époque moderne, il convient d'être en mesure de fournir une décision précise à chaque instant ; or, il est plus efficace qu'il y ait une personne (ou un groupe de personnes) qui prennent la décision plutôt qu'une assemblée qui débatte du sujet, fasse des rapports, se mette à délibérer, votent des motions, les amendent, etc. Un pays dont le centre ne tient pas se casse le nez en un éclair (et on a assez d'exemples en Europe de l'est ou en Afrique). Quant à la Rome antique, il n'y a jamais eu de bureaucratie, mais une administration (ce qui n'est pas pareil, lisez Max Weber à ce sujet).

- La Wallonie est le résultat d'une uniformisation française : les Wallons étant des Flamands qui s'ignorent, ce qui rend le conflit les opposant presque comique vu de l'extérieur (encore une blague belge ? je plaisante).

- Pour les écoles catholiques sous contrat, je pensais surtout aux écoles françaises, la situation pouvant être différente en Belgique (enfin, vu que le nombre de pratiquants dans les églises modernistes chutent, le constat doit être similaire). Et relisez-moi, je n'ai rien contre les "écoles linguistiques", puisque je dis au contraire qu'il s'agit de la seule solution viable pour que les langues régionales survivent.

- Sur mon conseil de centraliser vos réponses : c'est juste que, personnellement, je trouve ça plus facile pour vous répondre, mais encore une fois, vous n'y êtes pas obligé. Faites comme vous le sentez ;)


Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 08.07.2012

"Wallons étant des Flamands qui s'ignorent", alors, là, il faut vous expliquer! Linguistiquement, le flamand (encore que, même s'il y en a moins que les Wallons, on devrait parler aussi des flamand et non du flamand) est une variante du néerlandais, langue germanique. Les wallons sont des langues dérivée du latin (venant directement de la langue d'oïl). Linguistiquement, ça n'a rien à voire.
La langue le reflet de la pensé, la façon de penser des Wallons et des Flamands est totalement différente, on ne se comprends d'ailleurs pas si bien que ça et c'est une des origines des problèmes entre Wallons et Flamands (l'origine principale étant la création de ce pays artificiel qu'est la Belgique).
Malgré les mêmes efforts des élites pour franciser la Belgique entière avec les même technique (qui ont pas mal de lien avec la francisation de la Bretagne), les Wallons se sont laissez faire (honte sur nous) et les Flamands ont tenu bon, ce qui montre que leur caractère est différent.
Culturellement, malgré 182 ans de vie commune, s'il y a des ponts qui se sont créé (en BD notamment), s'il y a de fortes ressemblance (thèmes traditionnel à l'accordéon), chacun à sa propre culture et même chaque région à sa propre culture, quoi que la région de Namur et le Hainaut sont probablement culturellement plus proche que Liège qui à longtemps été indépendant de ces région avec la principauté de Liège, en Flandre, je sais que l'ouest et l'est sont assez différent, mais je n'en sais pas plus.
Alors, en quoi sommes-nous des Flamands qui s'ignore?
Concernant les oppositions entre Wallons et Flamands, je suis bien d'accord, nous devrions mieux nous entendre que ça, d'ailleurs, si l'on arrive à scinder la Belgique, il est évidant que la Flandre et la Wallonie auront des rapports privilégier, dans le même esprit que le Benelux (le Neflawalux?). J'ai même l'impression que les séparatistes Wallons n'essaye même pas de créer des liens avec les séparatistes Flamand, c'est stupide, maintenant, les seul ayant encore un partit politique sont tous des rattachistes (ou des indécis concernant le rattachement à la France, soit des collabos au rattachistes), bref aucun intérêt pour moi.

Écrit par : P.A.W. | 10.07.2012

Les wallons sont des flamands qui se sont francisés. Je vous invite à réécouter l'émission avec Hervé Van Laethem.
http://www.meridien-zero.com/archive/2010/06/28/podcast-de-l-emission-du-27-juin-2010.html

Cordialement,
LO

Écrit par : LO | 10.07.2012

J'ai réécouté, étonné de n'avoir pas tiqué sur une tel affirmation quand j'ai écouté cette émission et, force est de constater que vous avez dû mal comprendre. Il est dit un moment que la bourgeoisie Flamande parlais Français et et qu'il en était de même en Wallonie, c'est vrai, mais si en Flandre on parles le Flamand, en Wallonie, on parlait le Wallon. Plus loin, il est dit que les mentalité sont très différentes et c'est vrai, mais ça l'est bien sûr dès le départ puisque les Wallons ont leur propre culture (avec Liège qui à une culture encore plus propre étant donné son passé) et les Flamands ont leur culture qui leur est propre. Le slogan (à vrai dire, la "devise" de la Belgique) est "L'union fait la force", pour parler d'union, il faut avoir (au moins) deux entités différentes.
Bref, non, les wallons ne sont pas des flamands qui s’ignore, c'est tout simplement faut historiquement.
Sinon, c'était pas mal de réécouté cette émission, même si, en tant que wallon, on y apprends pas grand chose, en effet, lors de cette réécoute, j'ai été plus marqué par le fait qu'il est dit que le Vlams Belang est atlantiste.

Écrit par : P.A.W. | 11.07.2012

Seul mon arrière grand-père est breton. J'ai donc 1/8 de sang breton, si ce terme a un sens.

Pourtant je porte son nom. Je suis un breton. Me zo ur Brezhon.

Malgré ce " métissage " (Je met le terme métissage entre guillemets car un mélange aryen n'est pas pour moi un métissage), je demeure partisan du nationalisme ethnique. Seulement, j'aurais une définition très large de la bretonnitude de sang (je mets la langue de côté) :

1/ Avoir une goutte de sang Breton, quelque soit la proportion.
2/ Etre aryen
3/ Se sentir Breton

Cela ne me semble pas être de l'arithmétique, comme le dénonce mon camarade LO (salut au passage). C'est pour moi simple et naturel

Un petit exemple qui parlera à tous pour illustrer mon propos :
Dieudonné est le fils d'une Bretonne et d'un Camerounais.
Il n'est pas breton car il n'est pas aryen. Mais si ses enfants se marient avec des aryens sur plusieurs générations, alors, ils pourront être bretons s'ils le ressentent ainsi car leur faciès sera en accord avec leur identité de coeur.
Bref, Dieudo n'est pas breton mais est porteur potentiel de bretonnité.

C'est comme ça que je vois les choses. Pas très simple à expliquer, mais ça me paraît plus sain que l'arithmétique que LO a raison de dénoncer.

Autre chose, l'Europe ce n'est pas le mondialisme. L'Europe est une civilisation. La plus belle de toutes.

A galon.

BRUTOS

Écrit par : Brutos | 08.07.2012

Répondre à ce commentaire

Afin d'éviter les controverse inutile, merci d'utiliser le terme indo-européen. Si vous utilisez aryen dans un autre sens, alors, il faut préciser.
Selon votre définition, pour ce que j'en sais, je suis Wallon et pourquoi pas Liégeois (puisque la région à longtemps été une principauté; pourtant, si on remonte à quelques générations, pour la partie Wallonne de la famille, ils ne sont pas originaire de cette région), mais pas Belge (ma carte d'identité dis le contraire), je suis de plusieurs pays de l'est (je ne vais pas faire le détail), il semble que je soit aussi Flamand (à vérifier), je pourrais être Français, mais je ne me sens pas Français (faudrait que je vois de quel région vient cette branche de ma famille) et je ne suis remonté qu'à quelques générations, si je remontais plus loin, j'aurais probablement d’innombrables nationalité.Vous direz que je ne peux pas me sentir de tant de nationalité différentes et pourquoi pas?
À la limite, je préfère encore la définition du 1/4 de sang car au moins il y a une limite.
Tant qu'à faire, pourquoi pas utiliser la génétique pour savoir de quel ethnie on est?
Bref, la question n'est pas simple, moi aussi je serais plutôt pour la loi du sang, encore faut-il en définir une qui soit réaliste.

Écrit par : P.A.W. | 10.07.2012

Répondre à ce commentaire

Les types n'arrête pas de nous insulter pendant émission franchement très mauvais j'ai coupé tellement que émission et mauvaise franchement.

Écrit par : agnos | 11.07.2012

Répondre à ce commentaire

Le but des régionalistes c'est que les Européens francophones selon ces gens doivent ce différencié le plus possible malgré qui partagent des caractères physiques historique linguistique commune ils doivent se considère entre eu comme des allogènes en faisant référence au contexte historique des conflit intra européens au changement culturel si leur mouvement fait référence par rapport au passé et non au contexte actuelle qui et différent les catholiques et les païens de leur mouvement doivent ce faire la guerre entre eu.

Écrit par : agnos | 11.07.2012

Répondre à ce commentaire

Traduction ? Moi, Breton, moi pas comprendre toi. Toi dire nous choses nous pouvoir comprendre. A-hend-all e c'hellan skrivañ em yezh din-me evit da chigardiñ ha diskouez e ran fae ouzh da gomzoù, hogen ne soñj ket din e roio un tamm sklêrijenn bennak dit.

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 11.07.2012

Ahahah !

Écrit par : Brutos | 11.07.2012

Encore 5 commentaires et on bat l'Oeuvre Française...

Écrit par : Gurvan Penn Kalet | 11.07.2012

Monsieur Agnos,
Les virgules, c'est bien! Se relire, c'est encore mieux.
Je suis wallon de langue maternel est le français, mais je n'ai pas compris grand chose non plus.
Et pour répondre aussi à votre premier commentaire: qui insulte qui? À part le gouvernement français (qui le mérite bien), personne n'est attaquer dans cette émission et je n'ai pas non plus souvenance de quelqu'insulte que ce soit.

Monsieur Gurvan Penn Kalet , vous aurez au moins compris qu'il en veut déjà au bretons, pourquoi en rajoutez-vous en lui parlant dans une langue qu'il ne connais pas?

Écrit par : P.A.W. | 12.07.2012

C'est exactement ce que je me disais . . .

Écrit par : Brutos | 11.07.2012

Répondre à ce commentaire

"que la France aille se faire foutre" nous dit élégamment un intervenant (1h12,19)... c'est tellement mieux de se faire enculer par Bruxelles... (pour continuer dans le même style fleuri...)

Brest premier port européen devant Rotterdam... bin, va falloir commencer par dévier le Rhin pour accéder au même "hinterland" et aux mêmes bassins industriels...

Certes l'amour rend aveugle mais il manque pas mal de réalisme politique dans tout ça...

Écrit par : Béroald | 12.07.2012

Répondre à ce commentaire

Bravo pour le noble combat culturel breton, cependant l'intervenant d'adsav fait une sacré bourde en évoquant une hypothétique avancée de sa cause grace a quelques pétarades, faisant plier Giscard l'europeiste dont la charte des minorités et régionalisme n'est ni plus ni moins un instrument du projet mondialiste d'éclatement des états-nations.Je suis moitié breton, moitié normand donc 100 % Francais, 100% anti-mondialiste et je regarde d'un mauvais oeil les connivences entre certains indépendantistes/régionalistes et l'union europeenne.

Écrit par : Crylovitch | 18.07.2012

Répondre à ce commentaire

C'est bien le problème et vous n’êtes pas le seul...On aimerait que l'analyse soit partagée de leur coté, ne serait ce que sous forme d'auto-critique, mais on est en peine d'avoir l'esquisse d'une solution , quelque sympathie que l'on puisse avoir , et c'est pour moi le cas, pour cette cause.

Écrit par : leonardo | 18.07.2012

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire